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Sons of Anarchy

Réservé à un public adulte. Présentation garantie sans spoilers. Regardé en VO.

J'ai écris cet article au fil des saisons, il est donc plus narratif et personnel que d'habitude.


Jouer à Death Stranding il y a deux ans m'a rendue très intéressée par les motos et m'a fait prendre conscience que c'est un intérêt que j'ai toujours eu quelque part au fond de moi, depuis l'enfance, manifesté de manière subtile. Depuis, cet intérêt n'a cessé de croître... et ce malgré mon 1m46 à cause duquel je ne pourrais peut-être jamais conduire ma propre Triumph, ma Honda ou ma Yamaha.

En bonne fan de motos, de Death Stranding et de Walking Dead, j'ai dévoré l'intégralité de Ride with Norman Reedus, un documentaire que je recommande très chaleureusement. C'est passionnant, terriblement bien réalisé, varié et particulièrement instructif, en pleine immersion dans la culture biker et la culture américaine dans son ensemble, celle du quotidien et des passionnés, authentique et rarement mise en avant dans les fictions. Et les décors naturels ? Irréels. Je ne m'imaginais pas faire tout un article dessus mais je voulais quand même en parler, je suis donc très contente que Sons of Anarchy me donne enfin cette opportunité ! Et à ce sujet... 


Je connais l'existence de Sons of Anarchy depuis des lustres, sans surprise puisqu'il s'agit d'une série culte. Je la connais aussi parce que, au fil du temps, ma curiosité a été piquée par la présence de plusieurs acteurs de mes autres séries. C'est Kim Coates, par son personnage plus que magnétique de Walking Dead: Dead City, qui a enfin été la goutte qui a fait déborder le vase de ma curiosité... 

Tout ce que je savais de la série, c'est que ça parlait moto et c'est tout. Elle m'a toujours renvoyé cette aura mystérieuse, insaisissable, inaccessible, compréhensible que par ceux qui connaissaient vraiment. Un sentiment de club fermé à l'imagerie culte dont la symbolique et les détails m'échappaient, un sentiment presque étrange que seule cette série a pu me faire ressentir. 

J'en avais une image très mascu et virile qui me rebutait, mais la claque que je me suis prise avec Walking Dead et The Boys m'a appris à définitivement ne pas me fier à mes à priori. C'est donc un beau soir de 39 de fièvre que je me suis lancée dans cette aventure... qui m'a, à son tour, foutu une énorme claque.


Les Sons of Anarchy, également appelés SOA, SAMCRO (pour Sons of Anarchy Motorcycle Club, Redwood Original) ou encore Sam Crow pour la personnification qui joue sur l'homonymie, c'est un club de motards basé dans la charmante petite ville de Charming, Californie. Officiellement, c'est un club de passionnés qui a un business de garagiste. Officieusement... entre autres joyeusetés illégales, ils font du trafic d'armes et n'hésitent vraiment pas à tuer quiconque se met en travers de leur chemin.

Ouais, les membres de SAMCRO, c'est pas des rigolos. C'est des taulards, des criminels, des violents, des hors-la-loi, des meurtriers, des assassins. On va pas se mentir, le délire motard c'est bien plus le cadre général de cette série plutôt que son focus.

Sur le papier, c'est franchement pas mon truc. J'aime pas la violence gratuite et j'aime pas les séries où tu peux pas t'attacher aux personnages. Et pourtant, le constat est sans appel : j'ai été charmée dès le premier épisode et complètement conquise au troisième. Alors... pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que Sons of Anarchy fonctionne si bien, même sur quelqu'un qui n'est pas prédisposé à un tel genre, et même près de 20 ans après sa diffusion ?

J'entre dans mon premier épisode et je suis assez perdue. Carrément perdue, même. Les personnages défilent. Un tas de jargon, de noms propres et d'acronymes inexpliqués s'enchaînent. Des factions qui me sont inconnues se font la guerre à base de deals que je ne comprends même pas à moitié. 

Sons of Anarchy démarre sur les chapeaux de roue, son univers est d'emblée impitoyable : tu t'accroche ou tu te casse. Ce qui m'a motivée à m'accrocher, outre la présence de mon cher acteur de Walking Dead, c'est l'humour. Peut-être que mon état fiévreux y était pour quelque chose, mais les deux premiers épisodes m'ont été... super drôles. Par certaines phrases ou situations mais aussi par le style général : tout était alambiqué, démesuré, brutal, à mille à l'heure. On aurait presque dit une parodie !

Et c'est là, le premier gros point fort de cette série : son sérieux dans sa démesure, son sérieux dans son non-sérieux voire son ridicule, son décalage, son rentre-dedans sans compromis. Ca vaut pour tout, et ça vaut aussi pour la violence. La violence de SOA n'est pas du tout grotesque et elle n'est que rarement gore, incomparable par exemple à The Boys, et les scènes brutales sont courantes mais utilisées à bon escient... mais je trouve quand même qu'il y a un petit quelque chose d'exagéré (notamment dans la totale quotidienneté des bagarres et tueries) qui permet d'alléger le poids de la brutalité, surtout dans la première saison qui se démarque un peu du reste.

Attention néanmoins, je ne dis pas que Sons of Anarchy est une parodie, une comédie ou un nanar impossible à prendre au sérieux, loiiiiin de là. L'humour et la démesure font partie intégrante de la série, mais autour de ça se construit tout un écosystème de lore, de personnages et de péripéties dramatiques qui est sérieux, captivant et nuancé, et parfois, très sombre, dur, cru et lourd.

L'exploration infinie de No Man's Sky

Ça fait des années que je cherche un jeu d'exploration spatiale. Un truc plutôt réaliste, donc pas Outer Wilds, mais pas un truc trop axé gestion/stratégie, donc pas Stellaris. Star Citizen est, douze ans après son lancement, encore dans sa phase alpha (en plus d'être un mmo, donc de base pas pour moi), quant à Starfield, eh bien... disons que j'étais très hypée à sa sortie, mais j'ai abandonné après 30 minutes. Mi-2024, mon planning gaming "obligatoire" est terminé et a de la place pour des jeux optionnels : tester Cyberpunk 2077, redonner une chance à Starfield, ou bien tester No Man's Sky. Vous savez déjà quel a été mon choix.

No Man's Sky est un jeu qui, grâce à la génération procédurale, propose de visiter 18 quintillions de planètes. Si une planète était une banane, il faudrait 108 000 000 000 000 (cent huit mille milliards) de camions pour les transporter. Ça ne vous aide pas à mieux comprendre ce chiffre ? Moi non plus. Autant dire qu'en termes pratiques, le nombre de planètes dans ce jeu est infini.

Après une sortie qu'on ne saurait qualifier d'autre que de catastrophe, No Man's Sky a très longtemps été la risée du paysage vidéoludique. Sauf que près d'une décennie de mises à jour (gratuites !) plus tard, le jeu a bien évolué, et est désormais vu comme étant bon.

No Man's Sky repose principalement sur des mécaniques de craft et de survie, deux types de gameplay qui ne m'intéressent franchement pas. Je ne suis clairement pas la cible de ce jeu. Sauf que ça... je ne le savais pas en me lançant dedans. Moi on m'a dit "exploration spatiale", alors j'ai foncé. Droit dans le mur ? Non, loin de là.



TOURISTE ET PIONNIER

J'atteri sur la planète Otgr VII, au sein du système solaire nommé Sloots 2 et découvert par le joueur Neogod3 en 2018, dans la galaxie Euclide. C'est une planète hivernale et bien fournie, qui fait penser aux contrées enneigées de Skyrim. J'y mine mes premières ressources et installe ma première base, découvrant les mécaniques de craft et housing du jeu. Un tantinet rébarbatif, mais le résultat est sympa.

Liste de groupes metal

7 ans après ma liste de groupes gothiques, ma liste de groupes metal est enfin là ! Vraiment désolée pour tout ce délai mais compiler tout ça a été beaucoup plus chronophage que ça en a l'air, j'espère en tous cas que cette liste vous sera utile !

Dernière mise à jour : 15 août 2024

Bienvenue dans cette liste de groupes de metal !

Le metal étant une famille musicale extrêmement vaste, j'ai rassemblé les groupes par genre. Bien sûr, beaucoup de groupes incorporent des sonorités d'autres genres, donc deux groupes au sein d'un même genre peuvent sonner différemment. Ils sont similaires dans les grandes lignes : tempo, style général, type de chant, ambiance... mais les détails varient.

Cette liste n'est pas exhaustive et je fais régulièrement des ajouts.

Il s'agit uniquement de groupes que j'écoute personnellement : mon but n'est pas de faire une simple encyclopédie mais de vous conseiller de manière personnelle.

Bonus perso : les groupes annotés d'un ♡ sont mes grands préférés, et les groupes annotés d'un  sont ceux que j'ai vu en concert.


La liste se présente ainsi :

Groupe
Pays || Années d'activité || influences musicales ou thématiques notables
Chanson 1 - Chanson 2 - Chanson 3


Ci-dessous une liste des genres et sous-genres musicaux présents dans l'article avec une très courte présentation de leurs caractéristiques :

           Death metal


Death metal : rapide, brutal, growl (voix saturée, chant guttural)

Melodic death metal (melodeath) : focus sur des mélodies entraînantes et mémorables qui viennent équilibrer la brutalité du death


            Doom metal

Doom metal : lent, sombre, chansons longues, growl grave et chant clair

Death/doom : combine la brutalité du death avec la lenteur et l'obscurité du doom

Gothic death/doom : death/doom + esthétique gothique : sombre, mélancolique, poétique, théâtral, souvent avec une voix growlée masculine en duo avec une voix claire féminine

Atmospheric doom : lent, éthéré, souvent en chant clair, esthétiques et thématiques variées

Funeral doom : le metal le plus lent, sombre et minimaliste, d'inspiration funéraire

Doomgaze : doom metal + shoegaze, textures éthérées, variante du doom metal atmosphérique


Stoner / psychedelic doom : esthétique et inspiration stoner/psychédélique, guitares lourdes et denses, voix souvent claire

Sludge : variante agressive du stoner, catharsis, thématiques souvent crues et misanthropiques



            Black metal

Black metal : très rapide, incisif, guitares très saturées, batterie agressive, growl, voix souvent aigüe

Atmospheric black metal : chansons longues, rêveur, introspectif, utilisation ponctuelle d'autres instruments comme le synthé, le violon ou la guitare sèche

Blackgaze : black metal + shoegaze, textures éthérées, variante du black metal atmosphérique

            
            Le reste

Folk metal : majoritairement sur une base de death ou de black, utilisation importante d'instruments folkloriques (veille à roue, lyres, flûtes, violons, guitare sèche...), choeurs, thématiques et esthétiques historiques ou régionales (vikings, guerres, culture locale, nature...). Se décline en deux ambiances : solennel, contemplatif / festif, énergique

Metal symphonique : chant d'opéra, instruments symphoniques, esthétique épique ou théâtrale

Metal progressif : structures musicales non-conventionnelles et complexes, influences très diverses

Metal industriel : éléments électroniques, rythmes répétitifs et dynamiques

Tous les liens sont cliquables et vous redirigent vers un autre onglet YouTube.
Les groupes sont triés par genre, puis sous-genre, puis ordre alphabétique.

Let's go ! :)

Doom metal


-- Death/doom --



♡ Kaunis Kuolematon
Finlande || Depuis 2012 || funeral doom, black metal
Hyvästi - Syttyköön toinen aurinko - Hautajaiset - Peilikuva


♡ Kuolemanlaakso
Finlande || 2010 - 2023
Katkeruuden malja - Surun sinfoniaMe vaellamme yössä


♡ Swallow the Sun  
Finlande || Depuis 2000 || funeral doom, black metal

Le génie d'Elden Ring

J'ai joué à Elden Ring quelques mois après sa sortie, en été 2022. Quand j'aime une oeuvre, j'ai pour habitude de sauter sur mon blog pour écrire à son sujet, même avant l'avoir finie. Elden Ring, comme vous le voyez, a été le calme plat pendant deux ans. Je préfère recommander des oeuvres que j'ai aimées à fond, or j'estimais que mon expérience d'Elden Ring était trop mitigée pour qu'elle ait sa place ici.

Deux ans et un DLC plus tard, j'ai eu le temps de digérer cette aventure, de la voir avec du recul, et de faire la paix avec les grands points noirs qui m'ont frustrée. Dans cet article, qui est ma review gaming la plus longue et la plus personnelle, je souhaite expliquer ce que je n'ai pas aimé et pourquoi, mais surtout expliquer pourquoi Elden Ring est, malgré ses défauts, un chef-d'oeuvre incontestable.



Introduction


Elden Ring est le dernier jeu en date du studio japonais FromSoftware, mené par Hidetaka Miyazaki. Il est l'héritier de ses prédécesseurs, en particulier la trilogie Dark Souls mais aussi Bloodborne et un peu Sekiro, pour faire simple les jeux qu'on nomment "les Souls", qui se caractérisent par des combats volontairement difficiles qui forcent à l'apprentissage par l'erreur, un level design complexe et une histoire plus ou moins cryptique. Elden Ring est le premier Souls en monde ouvert, offrant au joueur une liberté inédite.

Je ne vais pas m'attarder sur l'histoire, car c'est, excusez mon langage, un joyeux bordel. C'est une histoire très riche et très complexe, avec un arbre généalogique à s'en donner des migraines et des concepts tellement étranges qu'ils échappent facilement à notre compréhension. En plus, je n'en saisis pas tous les détails. Néanmoins, dans les grandes lignes : une grande famille de demi-dieux se fait la guerre et a causé l'arrêt de la mort. Votre rôle est de devenir le Seigneur d'Elden, l'élu qui saura rétablir l'existence de la mort, en tuant les dieux s'il le faut, tout en naviguant les diverses factions politico-religieuses, les réalités sociales, les mensonges et révélations, les dilemmes et choix, et bien sûr les quêtes secondaires qui donnent de la profondeur aux habitants de ce monde.

Il est tout à fait possible d'adorer le jeu sans y avoir compris quoi que ce soit. Le coeur du jeu se trouve dans tout ce qui entoure l'histoire, c'est donc sous cet angle que je vais traiter le sujet.

Avec ses 25 millions de ventes et son prestigieux titre de Game Of The Year, Elden Ring est acclamé de toutes parts. Pourtant, tout en reconnaissant le génie du jeu, j'en suis ressortie partiellement déçue, frustrée, insatisfaite.


En surface, une expérience décevante


Des petites créatures aux demi-dieux, les ennemis sont légion dans Elden Ring. On dénombre pas moins de 140 types d'ennemis différents, ce qui est plus que chaque précédent FromSoft et plus qu'une poignée d'autres open worlds réunis - et c'est sans compter les ennemis ajoutés dans le DLC.

Elden Ring propose des combats qui sont les meilleurs de tous les Souls confondus, et même mieux, les meilleurs de tous les jeux confondus. Et il possède aussi le pire.

Sans rentrer dans les détails pour ne pas surcharger le propos, voici quelques notes que j'ai prises à l'époque au sujet de Margit, Gideon Ofnir, Maliketh, Elden Beast, Astel, les Gargouilles, Niall, Rennala... :

The Boys, une super-satire démesurée

Réservé à un public adulte. Présentation garantie sans spoilers.

Les super-héros me repoussent, j'ai une faible tolérance à la violence et au gore, et le sexe me fait vite lever les yeux au ciel. Pile poil ce qui fait le sel de The Boys, série que je connais de nom depuis longtemps mais que je n'ai jamais tenté de regarder. Un trailer m'a même convaincue que ce n'était vraiment pas pour moi. Et pourtant, motivée par mon conjoint qui en est fan depuis sa sortie en 2019 et par l'arrivée imminente de mon chouchou Jeffrey Dean Morgan en saison 4, j'ai quand même lancé le premier épisode... et pouf, me voilà en train de tout dévorer. 

Je me connais mal, ou bien cette série est faite d'une façon qui fait que j'adore ? On va voir ça ensemble, mais spoiler, c'est la deuxième option.


Depuis de nombreuses décennies, Vought International héberge des super-héros. La compagnie domine la vie américaine : les Supes (ou Supers en français) aident la population mais aussi la divertit avec des films d'action, des films porno, des télé-réalités, des jouets, de la musique, des restaurants... Dans cette version alternative et sci-fi-esque de notre époque, ces humains nés avec des facultés hors du commun sont en fait monnaie courante. Certains se démarquent par leurs pouvoirs encore plus exceptionnels, ce qui leur vaut le privilège de faire partie de l'équipe d'élite de Vought, les Seven. 

Il existe encore des humains normaux, comme par exemple Hughie, simple vendeur de matériel électronique. Sa petite vie tranquille est bouleversée lorsqu'il se trouve dans un violent accident causé par un Supe. Les choses ne font qu'empirer quand il se fait recruter par Billy Butcher, leader des Boys, un petit groupe qui oeuvre pour faire tomber les super-héros.



Super-héros vs anti-héros

Côté super-héros, l'élite de Vought est composée de Starlight qui manipule l'électricité, la combattante Maeve, le ninja Black Noir, l'homme-poisson Deep, l'homme invisible Translucent, et A-Train, dont la spécialité est la course à vitesse grand V. D'autres Supes, certains dans le fond et d'autres au centre de l'histoire, font leur apparition au cours de l'aventure.


Et bien sûr, une équipe n'est rien sans son capitaine : Homelander. Armé de ses yeux qui tirent des rayons laser et voient à travers les murs, en plus d'être capable de voler, il est la figure patriotique par excellence, tout le monde l'adore et le respecte. Il est de loin le plus parfait, porteur de valeurs idéales, sauveur de la veuve et de l'orphelin, d'une exemplarité sans failles... enfin... que d'apparence. Je ne vais pas rentrer dans les détails au risque de spoiler le (dé)plaisir de la découverte progressive de ce type, mais il n'y a pas plus détestable, plus glauque, plus flippant, plus malsain que lui. Chaque épisode le fait tomber toujours plus bas dans mon estime, et quand on se dit qu'il ne peut pas faire pire, et bah siiiiiiiiiii !!!!!!!!!



Stellarblade

Note du 31 juillet 2026 : ShiftUp, le studio de Stellarblade, a montré à de multiples reprises leur soutien envers l'utilisation de l'IA générative dans les jeux vidéos et l'art en général, jusqu'à faire des trailers et clips vidéos partiellement ou entièrement générés par IA. Il a également une confirmation que cette technologie néfaste sera présente dans le deuxième jeu de cette licence. Je boycotterai donc, à mon très grand regret, la suite de Stellarblade intitulée Blood Rain. L'article qui suit a été écrit bien avant tout ça et ne traite que de Stellarblade premier du nom, qui est un jeu qui m'a énormément marqué précisément pour ses nombreuses qualités artistiques humaines. 

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Game Awards, BAFTA, State of Play, Summer Game Fest, Gamescom, anciennement l'E3... depuis plusieurs années, je suis assidûment les diverses conférences gaming. Néanmoins, mon intérêt principal est de voir les nouveautés des studios et licences que je connais déjà. Je suis très ouverte aux nouvelles découvertes, mais rares sont les jeux qui m'ont séduite avec seulement un trailer, surtout s'ils proviennent de studios dont je ne sais rien. Je veux dire par là qu'un nouveau jeu me tombe rarement dessus par pure surprise... jusqu'au jour où, dans la masse de jeux qui ont l'air de tous se ressembler ou de n'être pas faits pour moi, j'ai découvert Stellarblade. J'en ai tout de suite vu le potentiel... et je n'ai pas été déçue.

Stellarblade (ou StellarBlade, ou Stellar Blade, au choix) est le premier jeu console du petit studio coréen ShiftUp, qui ne s'occupait jusqu'ici que de jeux mobiles à destination du marché national. Qu'a-t-il de spécial pour m'avoir séduite aussi facilement ?


Dans un futur indéfini mais résolument lointain, la Terre est envahie par la race alien des Naytibas. Les quelques humains qui n'ont pas fui la planète vivent dans la petite cité de Xion (oui, comme dans Matrix) ou mènent une vie totalement solitaire dans le désert. Le joueur incarne Eve, une combattante descendue sur Terre pour tenter d'éradiquer une bonne fois pour toute les Naytibas - une tâche qui se complexifie à mesure que l'on découvre certaines vérités pas faciles à avaler...

On est sur une histoire sci-fi très classique, qui a peu de surprises à offrir. Elle est néanmoins efficace et bien exécutée : un certain nombre de thématiques (vie, mort, religion, art, histoire, humanité...) sont abordées de manière intéressante et on sent très bien le monde évoluer avec nos actions. 

En ce qui concerne les personnages, les développeurs ont abandonné toute subtilité pour les prénoms de Eve et Adam, mais heureusement pas pour les personnages eux-mêmes. Eve est une femme talentueuse et indépendante, elle n'a pas la langue dans sa poche et est très, très déterminée et rigoureuse, une véritable Lara Croft 2.0. Adam, de son côté, est un accompagnateur chaleureux et bienveillant, dont les touches d'humour sont toujours bienvenues. Bien qu'ils ne se connaissaient pas avant le début du jeu, et malgré leurs notables différences de personnalité et de vécu, le duo s'entraide et apprend l'un de l'autre. En ce qui concerne Lilly, jeune bricoleuse-ingénieure qui nous rejoint au cours de l'aventure, elle est dynamique et positive sans être naïve, chiante ou trop bavarde. Enfin, le jeu d'acteur est (en anglais) très bien tout du long. Et mention spéciale au design de certains PNJs, si futuristes qu'ils en deviennent positivement loufoques et dépaysants.

Le vertigineux Baldur's Gate 3

Retenu en otage à bord d'un vaisseau, on vous a infecté d'un parasite qui, tôt ou tard, vous transformera en une créature tentaculaire d'une race appartenant à une autre dimension. Par chance, le vaisseau s'écrase sur une plage déserte. Vous voilà alors au début d'un long voyage à l'objectif double : chercher un remède et regagner votre cité natale. 

Bienvenue dans Baldur's Gate 3, un jeu de rôle fantasy basé sur Donjons & Dragons, le système le plus répandu de jeu de rôle papier. 

Avant de plonger dans ma présentation/recommandation de ce jeu, une petite remise en contexte s'impose : ma relation au jeu de rôle sur table est pour le moins mitigée. 

En effet, en bonne introvertie qui déteste être le centre d'attention, qui ne sait pas jouer la comédie et qui n'est pas du tout douée en maths, le jeu de rôle m'a toujours rebutée. J'ai participé à mon premier JDR en janvier 2019, et le résultat était, comme prévu, un désastre. Compréhension zéro et malaise total. Avance rapide jusqu'en 2021 : je découvre Critical Role, une websérie dans laquelle un groupe de doubleurs américains filment leur aventure D&D. Et là, j'adore. J'ai suivi l'intégralité de l'une de leurs campagnes, c'est-à-dire 500 heures qui m'ont accompagnée pendant un an et demi. Autant d'heures durant lesquelles j'ai appris sur le tas à comprendre les règles du système de jeu et apprécier l'expérience narrative que peut offrir un jeu de rôle papier.

Certes, apprécier voir des professionnels jouer à un jeu de rôle, y jouer soi-même sur table et y jouer soi-même dans un jeu vidéo sont trois expériences relativement différentes. Il est néanmoins certain que sans l'expérience acquise avec Critical Role, j'aurais eu bien du mal à voir le charme et comprendre le fonctionnement de Baldur's Gate 3, qui par sa nature est un genre de jeux auquel je n'ai jamais touché auparavant.

Depuis peu, ma relation au JDR et à D&D est moins négative, mais ce n'est pas pour autant que j'avais envie d'y rejouer moi-même, et surtout, je ne m'intéressais pas à Baldur's Gate 3. Je n'avais pas du tout prévu d'y jouer. Cerise sur le gâteau, je n'accroche que très peu aux univers peuplés de mages, d'elfes et autre créatures magico-fantastiques. Pourtant, j'ai lancé le jeu par curiosité, et bim badaboum, il est devenu mon jeu le plus joué de tous les temps... qu'a-t-il de si spécial pour être aimé par une quasi-réfractaire du jeu de rôle papier sauce Donjons & Dragons ?





Liberté et maturité

La spécificité de Baldur's Gate 3 qui frappe le plus aux yeux, c'est la liberté qu'offre le jeu et la maturité qui en découle. C'est un jeu qui offre tant de possibilités qu'un même joueur peut faire deux deux parties l'ambiance opposée. On peut incarner un personnage totalement bienveillant, complètement diabolique ou bien neutre. On peut séduire tout le monde et profiter des scènes de romance et de sexe, ou bien on peut faire vœu de chasteté. Vous pouvez être un honnête bienfaiteur et voler, intimider, persuader ou tromper quand ça vous arrange. Vous pouvez même tuer tout le monde sans aucune raison, notamment en incarnant un personnage spécial habité de pulsions meurtrières. Y résistera-t-il, ou bien s'y donnera-t-il à cœur joie ? Le choix vous revient. 

C'est un degré de liberté et de maturité que je n'ai jamais vu dans un jeu vidéo. BG3 ne nous prend pas par la main. Chaque action, chaque victoire et chaque défaite a des conséquences, et qu'il s'agisse des choix à faire, de la personne à être, des lieux à découvrir, des relations à nouer, des quêtes à effectuer, Baldur's Gate 3 ne nous force jamais à faire quoi que ce soit. Le déroulé de toute notre aventure est entre nos mains... et ce n'est que la première étape du vertige.


Un jeu de rôle papier dans un jeu vidéo

Baldur's Gate 3 fonctionne d'après les règles de Donjons & Dragons, où le résultat de beaucoup d'actions est déterminé par des jets de dé. Attaquer, mentir, s'échapper, crocheter une porte, détecter une présence magique, se rappeler de l'histoire d'un lieu et bien d'autres encore sont autant d'actions qui peuvent se solder aussi bien une réussite qu'en un échec, parfois même critique. Entre les jets de dés et les innombrables actions et sorts à notre disposition, c'est un système de jeu complet, peut-être même complexe, mais c'est justement ce qui permet l'immense liberté de Baldur's Gate 3. 

Quand les dés ne sont pas en votre faveur ou que vous n'avez pas le bon sort, vous pouvez relancer votre partie et retenter votre chance, mais vous pouvez aussi vous laisser porter par les conséquences de la victoire ou de la défaite, qu'elles soient minimes, tragiques, drôles ou surprenantes. Pour moi, ce hasard fait partie intégrante du charme du jeu. La victoire me sauve la vie ou me permet de réaliser mon plan, et de son côté, la défaite me pousse souvent à trouver une autre solution, à redoubler de créativité ou de réflexion, à utiliser tout l'arsenal que propose le jeu. Il en va de même pour les combats ardus : gagner facilement est satisfaisant, mais échouer est loin d'être inintéressant. C'est une opportunité d'aborder le combat différemment, essayer de nouvelles stratégies ou bien élaborer tout un stratagème pour contourner le problème.

Aperçu de mes propres personnages


Un jeu vertigineux

Mon expérience Final Fantasy

La saga Final Fantasy est dans ma vie depuis pas très loin de 10 ans, mais écrire des articles complets sur ces jeux n'a jamais eu de sens pour moi car ce sont toujours des expériences si personnelles que je n'ai pas forcément grand-chose à dire dessus. Néanmoins, me voilà venue l'idée de compiler, au sein du même article et de façon très brève, mes aventures les plus marquantes.

Qu'est-ce que Final Fantasy ?

Pour les non-initiés, Final Fantasy est une série de jeux vidéo qui fonctionne assez différemment des autres séries. Dans la plupart des licences, comme par exemple Tomb Raider, Assassin's Creed ou Horizon, chaque jeu met en scène le même personnage ou repose sur une mythologie commune et un système de jeu relativement unifié voire identique. Final Fantasy, de son côté, est une saga d'anthologie qui réunit, depuis 1987, de nombreux jeux qui peuvent fonctionner très différemment et qui n'ont presque aucun lien entre eux. Chaque FF partage certains éléments : créatures, divinités, magie, terminologie, monnaie, quelques prénoms identiques, certains archétypes de personnages, ainsi que quelques thématiques récurrentes comme l'héroïsme, le combat contre un destin imposé ou la présence de cristaux qui façonnent le monde. Néanmoins, les univers de chaque jeu, leurs personnages et leurs histoires sont uniques et n'ont aucun lien, et les systèmes de jeu ou gameplays peuvent varier également.

Pour résumer, chaque opus de Final Fantasy est un univers à part entière, relié aux univers précédents par quelques petits éléments et surtout par une même mentalité : façonner des expériences hautement narratives, avec des personnages reconnaissables entre mille, qui parcourent un univers créatif, accompagnés d'une musique à l'identité très marquée. Chaque Final Fantasy est une planète différente de la même galaxie. Alors, si c'est par exemple Final Fantasy IX qui vous intéresse, soyez rassurés, vous n'avez pas besoin d'avoir joué aux huit précédents.


L'introduction étant faite, passons au vif du sujet : j'ai joué à Final Fantasy VII, IX, X, XIII, XIV, XV, XVI (et pour les épisodes annexes, Type-0 et Record Keeper). Lesquels d'entre eux méritent leur place dans cet article ? Entre présentation factuelle et avis subjectif, voilà un hommage, et je l'espère une recommandation, des Final Fantasy qui m'ont le plus marqué.


MON EXPÉRIENCE

FINAL FANTASY



Année de sortie : 1997 | Année de jeu : 2015 | Genre : cyberpunk, science-fiction, fantasy


➼ PRÉSENTATION

Cloud Strife, ancien militaire de première classe dans le groupe du SOLDAT, est malgré lui embarqué dans une aventure où il sera mené à sauver la planète entière. En effet, son métier de mercenaire lui fait rencontrer Avalanche, groupe éco-terroriste qui milite contre les réacteurs construits par la Shinra, société qui souhaite s'implanter aux quatre coins du monde et qui détient la gigantesque ville de Midgar. Dans leur opposition à une politique qui détruit l'environnement, le groupe va rencontrer Sephiroth, énigmatique antagoniste qui a lui aussi pour objectif de détruire la planète, mais pour bien d'autres raisons. Expérimentations génétiques, catastrophes, pauvreté, totalitarisme et peut-être même vie extraterrestre - au fil des découvertes, l'amitié qui unit Cloud, Aerith, Tifa, Barett, Vincent, Cid et autres motivera le groupe à s'unir contre ceux qui menacent la planète.

Même si le Final Fantasy VII sorti en 97 se suffit largement à lui-même, son univers s'étend à travers une collection d'autres jeux estampillés FFVII, dont une trilogie débutée en 2020 qui sert de modernisation sauce réalité semi-alternative du jeu d'origine. Pour ceux qui le souhaitent, Final Fantasy VII est un véritable écosystème, une épopée et un univers à part entière plus qu'une simple aventure, une série en huit saisons plutôt qu'en une.

 

➼ CÔTÉ PERSO

Je n'ai pas grandi avec les jeux vidéo. Tomb Raider Underworld sur Nintendo DS, première et seule console de ma vie avant l'âge adulte, m'a fait découvrir vers 12 ans que j'aimais les jeux vidéos, un sentiment renforcé par Skyrim auquel j'ai joué quatre ans plus tard. Un grand pas, mais ce n'était rien comparé à Final Fantasy VII, qui fût un véritable séisme personnel. 

FFVII m'a fait vivre mes premières émotions intenses, mes premiers rires et mon premier deuil dans un jeu vidéo. C'est une aventure rocambolesque et improbable, mais son immersion est si parfaite qu'on accepte ses bizarreries avec joie. L'univers et les personnages sont si détaillés que, des années plus tard, il m'est impossible de ne pas être complètement passionnée - surtout avec le remake, dont le second opus, Rebirth, est un régal absolu qui n'a cessé de me mettre des étoiles dans les yeux...

J'avais 16 ans. J'en ai maintenant 25, et je suis si heureuse d'avoir donné une chance à ce jeu sorti un an avant ma naissance. Ce jeu a marqué l'histoire du jeu vidéo alors que je n'existais pas, alors je me sens d'autant plus chanceuse de vivre à une époque où mon aventure Final Fantasy VII continue d'évoluer en temps réel, dans le moment présent. Et quand un jour il n'y aura plus aucune nouvelle entrée à la compilation, mon aventure sera terminée, mais mon amour, lui, sera éternel.





Année de sortie : 2016 | Année de jeu : 2021 | Genre : urban fantasy

Death Stranding, l'art du voyage et des liens

J'ai testé il y a un an et demi les vingt premières minutes de Death Stranding, un jeu qui m'intriguait depuis sa sortie en 2019. Je suis ressortie de ce rapide test tout aussi intriguée, et ce n'est que en ce début de 2023 que j'ai enfin eu l'occasion de m'y lancer pour de bon, motivée en partie par l'annonce d'un Death Stranding 2.

185 heures et 450 captures d'écran plus tard, Death Stranding n'est plus pour moi une oeuvre à l'aura mystérieuse, mais un jeu que je connais comme ma poche et qui m'a touchée de plus d'une façon.

Qu'est-ce qui fait de Death Stranding un jeu aussi peu conventionnel et sublimement mémorable ? C'est ce que je tente de décortiquer dans ce cinquième article de présentation-recommandation de jeux vidéo, garanti sans spoilers.


Quelque part dans notre futur, le monde est ruiné par le Death Stranding, une affliction inexpliquée qui cause différents phénomènes, à commencer par une pluie dont quelques gouttes suffisent à vieillir d'une centaine d'années les objets, la nature et les personnes. Comme si elle n'était pas déjà suffisamment dangereuse, la pluie est souvent la manifestation de la liaison entre le monde des vivants et celui des morts. En effet, toute personne décédée devient un échoué, une sorte d'écho de soi-même, invisible et avide de transformer les vivants à leur tour. La rencontre entre un vivant et un échoué provoque une explosion dévastatrice qui peut rayer de la carte une ville entière. 

Ces menaces forcent toute la population à se calfeutrer dans des bunkers, vivant complètement déconnectée du monde extérieur. Certains se réunissent dans d'énormes villes souterraines gérées par une corporation, d'autres ont choisi de se terrer dans leur propre abri individuel en plein milieu de nulle part.  

Plusieurs décennies après l'apparition du Death Stranding, Sam Porter Bridges sillonne ce qu'il reste des États-Unis pour effectuer des livraisons nécessaires à la survie des habitants et pour les connecter à une organisation qui veille à rebâtir le pays, mais surtout, pour les reconnecter entre eux.


LE FACTEUR N'EST PAS PASSÉ


Le
cœur du jeu consiste à livrer des marchandises d'un point A à un point B. Et... c'est tout. Oui, Death Stranding se base quasi-intégralement sur des quêtes Fedex : faire un aller-retour pour livrer un objet sans importance à un PNJ. Ce genre de quêtes est très largement détesté des joueurs, moi y compris, car elles sont répétitives, elles n'apportent rien à l'univers et cassent bien souvent l'immersion, le rythme du jeu voire même sa logique (pourquoi diantre le prince en deuil d'un royaume en guerre devrait s'occuper des légumes du marchand du coin...?). 

Un gameplay en apparence banal couplé à des personnages loufoques et une histoire alambiquée à base de bébés, de terroristes et de mains géantes invisibles qui nous font pleurer, tout ça donne sur le papier un jeu qui a tout pour déplaire. Pourtant la magie opère dès les premiers instants, car le charme du jeu réside précisément dans son décalage complet avec les attentes et les goûts habituels des joueurs.

DÉCOUVERTES MUSICALES - 2021

MES DÉCOUVERTES MUSICALES

2021


Cette année a été beaucoup plus calme que les précédentes, sans division entre découvertes majeures et coups de cœurs, car j'ai surtout passé mon 2021 à approfondir les découvertes de l'an dernier et à écouter ce que je connaissais déjà. Ceci dit, une année sans découvertes musicales n'est pas une année, donc des découvertes il y a quand même eu, et pas des moindres...

Comme chaque année, faites-vous un thé et rejoignez-moi à travers ma rétrospective de découvertes musicales !


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Grimes

Expérimental - Canada

Dans la famille des artistes qui ont leur propre genre musical, je demande Grimes...

  

Je pourrais citer Wikipédia et dire que Grimes mélange darkwave, dream pop, synthpop, electro... mais ce serait si réducteur ! Grimes est complètement expérimentale et peut passer d'un album gothique psychédélique (en treize ans de vie de goth je ne savais même pas qu'une telle association pouvait exister !) à un album survolté à un album planant à un album plus conventionnel, avec des chansons totalement bizarres et excentriques, aux paroles incompréhensibles car sa voix sert souvent d'instrument à créer des sons plutôt qu'à chanter des paroles, chose qui est d'autant plus accentuée par ses chansons en charabia, en chinois ou en russe. Et pour couronner le tout, sa présence scénique est complètement phénoménale.

  

Je suis énormément reconnaissante à moi-même d'avoir laissé une seconde chance à Grimes, que je n'avais pas trop aimé à la première écoute. Deux semaines plus tard, boum, coup de foudre à vie. 

À écouter également : Be a bodyVenus FlyKill v MaimGenesis ― My name is dark ― We appreciate powerVenus in fleursDragvandil Dream Fortress


Lethian Dreams

Doom metal atmosphérique - France


Après un premier album très (trop) Draconian-esque en 2009, Lethian Dreams abandonne sa voix masculine growlée et ne laisse dans ses albums que la voix féminine éthérée - un choix qui confère au reste de la discographie du groupe une texture particulière.


 

Qu'il soit teinté de black metal comme dans Red Silence Lodge ou qu'il soit d'une douceur feutrée comme dans leur album le plus récent, A Shadow of Memories, Lethian Dreams livre un doom metal atmosphérique et éthéré hors norme. Au fond, la musique de Lethian Dreams peut sembler relativement simple, mais c'est justement là son charme. Ornée d'une voix de sirène des ténèbres qui récite des paroles presque indiscernables, Lethian Dreams semble particulièrement sincère dans sa démarche et créé des paysages sonores délicats et intimes, d'une mélancolie et d'une vulnérabilité bien plus humaine qu'artistique.

À écouter également : Elusive ― Tidal ― Dust ― Satyrs

Pour fans de : Draconian, Theatre of Tragedy


Florence + The Machine

Indie/baroque pop-rock symphonique - USA

Mes albums préférés

Mis à jour le 10 février 2025

Mon compte Instagram pour ma collection complète de CDs

Voilà un article que je voulais écrire depuis fort longtemps. Il est complètement impossible que je fasse une liste de mes groupes préférés - il y en a des centaines et je ne peux pas hiérarchiser l'amour que j'ai envers eux. Mais, paradoxalement, mes albums préférés de tous les temps, qui ont un truc ultra spécial, ne sont pas si nombreux que ça.

Un album préféré de tous les temps est pour moi un album qui se démarque en tant qu'album, en tant qu'unité indépendante, en faisant abstraction du reste de la discographie de son artiste. C'est un album qui a une cohésion parfaite et qui m'anime de sentiments profonds sur le long terme. 

Depuis l'écriture de cet article en 2022, de nouveaux albums sont entrés dans mes préférés, et d'autres au contraire en sont sortis. Ce qui était vrai à une époque n'est plus forcément vrai maintenant, mais inversement, ce n'est pas parce que ce n'est plus vrai que ça ne l'a jamais été. Je souhaite que cet article reflète mes sentiments actuels sans pour autant dévaluer le rapport que j'ai pu avoir à d'autres albums, ce pourquoi je les ai supprimés de l'article principal mais conservés dans une archive en fin d'article. 


Cet article est plus une liste qu'une revue d'album, donc j'ai tâché d'être assez brève sur les descriptions, qui oscillent entre revue objective et description subjective. 

Les albums sont classés par genre puis par date de sortie, en précisant l'année de ma découverte. Les nouvelles additions sont annotées [new] pendant 3 mois.


C'est parti !

Aller à : metal - goth - autre - exceptions



METAL


Evanescence - Fallen  (2003 / 2009)

Metal alternatif

L'album qui a fait de moi une métalleuse. Rien que ça. J'ai 11 ans, et je tombe amoureuse de cet album, un album à la voix féminine puissante et aux guitares lourdingues. Ce n'est pas du tout le metal le plus metal du monde, certains même diraient que c'est du rock, mais pour l'enfant de 11 ans que j'étais et qui découvrait tout un univers, c'était énorme. C'était mon rêve de l'avoir en version physique, un rêve de gosse qui n'est devenu réalité qu'une entière décennie plus tard, à 21 ans. En attendant, j'avais une version gravée, quand je l'écoutais pas en boucle sur mon mp3 (ah, les années 2000 !). 

Mais même autant d'années plus tard, j'adore toujours autant cet album. Beaucoup de métalleux ont laissé Evanescence dans leur adolescence, comme une relique oubliée. Pas moi. C'est un album que j'écoute toujours régulièrement, et pas dans une approche nostalgique. Cet album a fait de moi la métalleuse passionnée que je suis aujourd'hui - il fait partie de mon ADN.




HIM - Razorblade Romance & Love Metal  (1999 & 2003 / 2013)

Metal/rock inclassable



Avec son imagerie gothique exacerbée et ses chansons qui défient la classification musicale facile, HIM est un monument de ma vie. Ici, deux albums pour le prix d'un - promis, c'est la seule occurrence de tricherie dans cette liste.

Après plusieurs semaines de réflexion, rien y fait, je n'arrive pas à choisir. Malgré les différences musicales, je trouve que ces deux albums sont les deux faces d'une même pièce. Probablement parce que ce sont les deux albums avec lesquels j'ai le plus grandi, alors que j'ai laissé le reste de discographie de HIM en retrait pendant plusieurs années.

Je n'arriverai pas franchement à dire ce qui fait que ces deux albums me marquent tant. Il y a quelque chose dans l'ambiance, dans le flou et le chevauchement des genres musicaux, dans l'imagerie, qui fait que ça me touche au point d'être listé ici. Peut-être suis-je le cliché de la gothico-métalleuse, touchée par l'expression de sentiments forts et par un romantisme sombre et fictif version metal.



Draconian - Turning Season Within  (2008 / 2010)

Gothic / death-doom metal

DÉCOUVERTES MUSICALES - 2020

MES DÉCOUVERTES MUSICALES 

2020


2020, ah, 2020... Une année exceptionnellement tourmentée et fatigante, pour moi comme pour une sacré partie de la population mondiale. Une année qui restera gravée dans les mémoires.... Mais s'il y a bien une chose que l'apocalypse générale qu'a été 2020 n'a pas pu m'enlever, c'est mes découvertes musicales !

Sans plus attendre, je vous propose de vous plonger dans cette cinquième édition de cette tradition annuelle du blog, et de partir à la (re)découverte des nouveaux artistes qui m'ont marqué tout au long de l'année...

Un petit spoiler : Finlande.


Je m'étends beaucoup sur la première découverte - vous comprendrez pourquoi en lisant - mais, promis, la suite est bien plus courte.

Pour une navigation plus simple, n'hésitez pas à utiliser ces raccourcis :
Découvertes majeures  Coups de coeur  Albums de l'année

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DÉCOUVERTES MAJEURES

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POETS OF THE FALL
Rock alternatif - Finlande

Contrairement à mon copain, je n'ai jamais eu de période rock avant de découvrir le metal. Le rock m'a toujours ennuyé. Alors en voilà une, de surprise ! Surprise qui découle d'une autre surprise elle-même, puisque j'ai découvert Poets of the Fall grâce aux jeux Quantum Break et Alan Wake, auxquels je ne m'attendais pas à jouer.

Étant donc devenue fan de ces jeux (et du studio Remedy dans son ensemble, qui a une étroite relation avec Poets), j'ai eu envie d'en savoir plus sur ce groupe.

Au tout début, je n'ai pas vraiment accroché. Bien sûr j'adore les chansons que l'on retrouve dans les jeux, mais il y a tout le contexte des jeux qui va avec. Les premières chansons hors-jeu que j'ai écoutées ne m'ont pas vraiment parlé. Dites-vous que j'ai zappé au bout de quelques secondes la première chanson de leur dernier album tant je ne l'ai directement pas aimée...

Mais j'avais quand même envie de les découvrir plus en détail. Eh bien, j'ai eu raison de le faire, car peu après, le charme a opéré, et je me suis retrouvée totalement scotchée...

Sorjonen, Karppi : la froideur criminelle finlandaise

Ces derniers mois me sont culturellement marqués en Finlande, entre jeux vidéo, livres, musique, et maintenant, séries.

Bordertown / Sorjonen et Karppi / Deadwind sont deux séries très récentes, toutes deux finlandaises et toutes deux du genre nordic noir. Il paraît que chaque pays nordique a ses séries dans le genre depuis un moment, mais que la Finlande tardait à en avoir : c'est maintenant chose faite.

Pour les non-initiés, le nordic noir est un genre d'abord littéraire puis cinématographique, qui puise ses caractéristiques dans la froideur et la mélancolie du Nord, sans métaphores ni euphémismes, pour un résultat sombre, morose et parfois même glauque.

Laissez-moi donc vous présenter Sorjonen et Karppi...


SORJONEN / BORDERTOWN


3 saisons, 31 épisodes / 2017 - 2020

Lappeenranta, petite ville finnoise à quelques kilomètres de la frontière russe. L'inspecteur Kari Sorjonen y déménage pour mener une vie plus tranquille qu'à Helsinki, mais malheureusement c'est ici qu'il va rencontrer les pires crimes.

La série se focalise principalement sur les crimes. En dehors de la famille de Kari et celle de sa collègue Lena, qu'on connaît bien, on n'a que peu d'informations sur la vie des autres personnages principaux, même si cela se déroule un peu au fil des saisons. Cependant, les familles des victimes sont, au contraire, au coeur des intrigues.

Control : le surnaturel surréaliste

En août 2019 sortait Control, le dernier opus de Remedy, le studio derrière Quantum Break, Alan Wake et Max Payne. Ce n'est qu'un an plus tard qu'il est sorti sur Steam, et que j'ai donc pu me l'offrir, les yeux fermés, sans avoir vu un seul trailer tant je fais confiance à Remedy. Et cette confiance a payé, puisque c'est dès les premiers instants que Remedy ont, une fois de plus, pris le contrôle de mon esprit...

Et si je vous disais qu'un poster est bien plus qu'une simple image ?


Jesse Faden se rend au Bureau Fédéral du Contrôle afin de trouver des réponses à propos de la disparition de son petit frère, dans laquelle le Bureau semble être impliqué. Cependant, Jesse ne se doutait pas qu'elle allait devenir la nouvelle Directrice du Bureau, cette organisation gouvernementale qui étudie des phénomènes paranormaux qui brisent les lois connues de la science...

CONTROL

Tout en élucidant le mystère autour de la disparition de son frère, Jesse fait face aux EMA - événements de monde altéré. Ces EMA sont dus à des Objets de Pouvoir, des objets qui referment en eux un pouvoir surnaturel et destructeur, un pouvoir qui peut être transmit à quelqu'un. C'est ainsi que Jesse acquiert divers pouvoirs lui permettant d'utiliser son environnement à son avantage - dont, par exemple, la télékinésie et la lévitation.



L'Ancienne Maison, bâtiment où se situe le Bureau, est un bâtiment infini et en constant changement, qui se retrouve infecté par le Hiss - une chose (personne ? entité ? force ? qui sait !) qui s'empare des agents du Bureau, le transformant en dangereuses créatures. Au milieu de cette situation chaotique, Control vous fera voyager entre les différents secteurs de l'Ancienne Maison et ses bizarreries telles que les plans astraux ou le motel...


Alan Wake, l'écrivain des ténèbres

Six ans avant la sortie de Quantum Break, en 2010, le studio finlandais Remedy sortait Alan Wake. Malgré son pauvre chiffre de vente, le jeu a été acclamé par tous ceux qui y ont joué... et quand on y joue, on comprend vite pourquoi.

Alan Wake, écrivain à succès, se retire avec sa femme Alice pour quelques jours de vacances au bord d'un lac dans la petite ville de Bright Falls. Mais, très rapidement, les événements virent au cauchemar... littéralement.

Quantum Break : le temps, c'est le pouvoir

Par soucis de temps et de moyens aussi bien matériels que financiers, je découvre rarement de nouveaux jeux vidéo. Mais récemment, j'ai eu l'occasion de me plonger dans Quantum Break... et c'est une pépite comme aucune autre.

Octobre 2016. Jack Joyce est appelé par son ami de longue date, Paul Serene, car celui-ci souhaite se confier sur un sujet d'une énorme importance. Mais cette réunion amicale tourne vite au cauchemar quand Jack découvre que Paul a fabriqué, tout en étant secrètement à la tête de l'entreprise de recherches scientifiques Monarch Solutions, une machine à voyager dans le temps. Pire encore : Serene mène le monde vers la fin du temps, un état où le temps n'existe plus, où tout est piégé dans une non-existence. Jack doit à tout prix tenter de réparer les graves actes de son ami - et survivre à la fin du temps...


Une structure innovante

Quantum Break est un jeu du studio finlandais Remedy Entertainment qui mélange jeu vidéo et série de live-action. En effet, chaque chapitre du jeu est ponctué par un épisode d'une vingtaine de minutes, qui met en scène, avec de vrais acteurs, ce qui se passe chez Monarch. Les personnages du jeu sont donc modelés à l'image des vrais acteurs (dont un de mes chouchous de ma base de données personnelle : Aidan Gillen, qui, cerise sur le gâteau, incarne l'antagoniste).

Paul Serene dans le jeu et dans la série

En plus de mélanger deux types de média, Quantum Break est innovant par sa construction : un chapitre en trois sous-parties, puis une partie de jonction entre les deux chapitres, pendant laquelle vous contrôlez l'antagoniste. À l'issue de cette brève période de contrôle, un choix s'offre à vous. Ce choix va déterminer la suite du scénario, aussi bien dans le jeu que dans la série. Après ce choix se lance un épisode de la série, puis vous entrez dans le chapitre suivant.


Un gameplay aux multiples facettes

Quantum Break est un jeu de tir à la troisième personne, mais c'est surtout un jeu narratif où l'histoire domine le tout. Les choix à faire à la fin de chaque chapitre vous permettent d'interférer considérablement dans le déroulement du scénario et le comportement des personnages.