Nous y voilà - 10 ans de blog, 10 ans de découvertes musicales !
2025 a été une année extrêmement riche en bonheur musical, qu'il s'agisse des
concerts magiques de Rüfüs Du Sol et Twin Tribes, des annonces de concerts
légendaires à venir comme Caifanes à Barcelone en avril prochain, ou des
nouvelles découvertes que j'ai faites tout au long de l'année. C'est une année
record, aussi : en 2025, mes artistes préférés ont sorti 25 albums
(VINGT-CINQ ALBUMS) et 4 EP ! L'année a été chargée !
En conséquence, j'ai mis beaucoup de temps à écrire cet article. Il m'a demandé du travail régulier sur toute l'année et plusieurs semaines intensives de finitions avant la publication. J'espère donc, plus encore que d'habitude, qu'il plaira à au moins une personne ! Et évidemment, prenez tout le temps que vous voulez pour lire, je ne m'attends pas à que vous lisiez tout d'un bloc haha. Je recommande aussi la lecture sur ordinateur plutôt que mobile.
Bien, en attendant le récapitulatif de ces 10 ans, qui sera publié je ne sais quand
en 2026, faisons le tour de cette année qui s'achève...
J'ai cherché un groupe similaire à Frayle et Mammoth Weed Wizard
Bastard... et j'ai trouvé la mine d'or qu'est Shedfromthebody, projet solo de
la finlandaise Suvi Savikko.
J'ai immédiatement accroché d'une puissance astrale, et c'est logique, puisque
cette musique se place au centre de toutes mes textures, sonorités et concepts
préférées : voix éthérée, voyage atmosphérique, cosmicité, murs de guitare,
fuzz, ambiances feutrées et vaporeuses, hypnotisme, introspection, mystère,
obscurité, mélodicité, reverb, layering, obscurité, intensité, contrastes,
progression, profondeur, détails.
Jamais un artiste n'a coché autant de mes cases en même temps et ne m'a
rappelé autant de mes groupes préférés. J'y entends des sonorités et
atmosphères de nombreux de mes artistes préférés (cf la liste "pour fans de"
juste en-dessous), y compris du rock/metal expérimental japonais de 2005 que
je n'avais jamais entendu ailleurs, c'est dire. Le meilleur ? on est à des
années-lumière d'un foutoir incohérent. Les nuances de Shedfromthebody sont
nombreuses mais leurs transitions, ainsi que le jeu de croisement, de mélange,
de contrastes et complémentarités qui s'opère, sont parfaitement naturels.
C'est vraiment impressionnant.
Qu'elles soient littérales ou métaphoriques, les paroles traitent de
thématiques sombres : souffrance, paralysie, sang, colère, métamorphoses
surréalistes... mais elles sont chantées d'une manière si douce qu'on entend
surtout des incantations mystiques en langue céleste dans une cérémonie
cannabique.
Après réflexion (quelque peu aidée de ma plante verte préférée), je me suis
rendue compte que, en fait, Shedfromthebody est exactement la musique que
j'aimerais faire moi-même. Toute ma vie j'ai eu du mal à
m'imaginer l'hypothétique musique que je pourrais faire un jour, parce que je
ne suis pas musicienne pour un sou et parce que j'aime trop d'éléments
appartenant à différents genres pour me décider. Mais là ? en ce qui concerne
quel metal me correspondrait le plus à faire, j'ai enfin ma réponse.
Shedfromthebody a précisément tous les éléments que j'aimerais faire moi-même.
Elle mélange à la perfection mes éléments préférés qui sont natifs au metal et
ceux qu'on voit surtout dans d'autres genres, c'est dingue. Et en plus on a le
même âge. Et vous savez ce que j'ai vu quand j'ai ouvert ma première interview
d'elle ? un poster de Dir en Grey. Exactement le groupe japonais que j'entends
dans sa musique. Suvi, si tu me lis, jumalauta girl, are you my twin or
something?
Shedfromthebody est une sublime découverte, qui m'émerveille profondément et
se mêle aussi bien à mon côté doom metal atmosphérique qu'à mon côté stoner
éthéré. Le tout fait de A à Z par une seule personne, qu'il s'agisse des
moindres détails de la musique à tout l'univers visuel. Je ne peux trouver les
mots justes pour exprimer toute ma fascination. La Finlande est décidément une
terre de miracles musicaux !
Pour fans de : Frayle, Mammoth Weed Wizard Bastard, Remina, Light
Field Reverie, ISON, Lisa Cuthbert, Theatre of Tragedy, Grimes, Dir en
Grey, NEGA, Alcest, Vermilia, Myrkur, Sylvaine, Nostalghia, Swallow the Sun,
Crippled Black Phoenix
L'intro de cette année est surprenamment longue et personnelle, ne perdez pas votre temps à la lire si ça ne vous intéresse pas !
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Cette année, je suis tombée profondément amoureuse de Twin Tribes, un groupe que je connaissais déjà très bien depuis plus de trois ans, presque quatre maintenant. J'étais déjà bien fan pendant tout ce temps, mais leur nouvel album puis leur concert m'ont... transcendé ? fait voir ce que je ne voyais pas avant ? fait passé du côté obscur de la force ? J'ai beau chercher, en 26 ans de vie je ne pense pas déjà avoir vécu ça. Je ne me souviens même plus de comment c'était avant. C'est une expérience unique, bizarre, surprenante, déroutante, déstabilisante, mais surtout très euphorique.
"Euphorique", c'est un mot qui a bien marqué toute cette année au-delà de la musique, avec le mastodonte émotionnel qu'est Final Fantasy VII Rebirth, l'excellentissime Astro Bot, le surprenant Stellarblade, les délicieuses extensions d'Elden Ring et Alan Wake 2...
Par ailleurs, la musique m'a réconciliée avec l'espagnol. J'ai beau avoir eu 20 au bac d'espagnol, les cours m'avaient dégoûtée de cette langue que j'avais fini par trouver moche et ennuyante. Après près d'une décennie à n'avoir qu'un lien très éloigné avec, la musique m'a mené à avoir beaucoup baigné dedans cette année, jusqu'à même enfin me motiver à me procurer un roman espagnol, inexistant en français ou anglais, que je convoitais depuis 13 ans. Un rêve presque aussi vieux que la présence du goth et du metal dans ma vie. Au final, en quelques mois j'ai entendu et lu presque autant d'espagnol qu'en six ans de pratique scolaire, tout en y prenant bien plus de plaisir. C'est fascinant.
"Euphorique", c'est un mot qui va revenir plusieurs fois dans cet article. Je ne me concentre que sur les découvertes de groupes et d'albums, mais impossible de ne pas mentionner que j'ai enfin vu, après 7 ans de passion, les deux reines surréelles que sont Lana Del Rey et Eivør. J'ai également vécu, entre autres, mon troisième concert de Draconian, durant lequel j'ai réalisé un rêve vieux de 15 ans, et mon cinquième round de She Past Away, plus euphorisant que jamais. Et à ce sujet, j'ai beaucoup renoué avec la musique gothique, que j'avais mise un peu de côté ces deux dernières années au profit d'autres univers musicaux, et j'ai même passé beaucoup de temps à décortiquer pourquoi j'aime autant le gothique, dans un article que j'ai vécu comme une lettre d'amour.
L'euphorie, et ce sentiment que, plus que jamais, la musique est une profonde source de spiritualité. Un moyen de toucher le sacré, d'entrer en communion avec la vie elle-même, jusqu'à même la transcender, aller bien au-delà de ses limites habituelles pour atteindre quelque chose d'inexplicable, incompréhensible et puissant.
C'est parti pour retracer tout ça dans cette neuvième édition de mes découvertes musicales de l'année...
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RÜFÜS DU SOL
Deep house, alternative dance, indie electronic – Australie
Avec 9,4 millions d'auditeurs mensuels (6,5 quand j'ai commencé à écrire ça en mars), RÜFÜS DU SOL est le 5ème groupe le plus populaire de ma collection. Pourtant, il m'aura fallu deux ans pour les adopter. Dans la catégorie "laisser le temps faire les choses"...
En 2022 je suis tombée sous le charme des deux chansons ci-dessous, que j'ai de suite adoptées dans ma collection et que j'écoutais régulièrement. Malgré ça, le reste de leur discographie ne m'a pas du tout charmé.
Sauf qu'ils ont continué à beaucoup m'intriguer, notamment à cause de leur étrange nom. Alors deux ans plus tard, je réessaie d'écouter, motivée par Final Fantasy VII Rebirth et son Rufus Shinra que j'adore un peu trop. Et là, la magie opère. Chaque album a une ou deux chansons que j'aime moins, mais en dehors de ça, pouf, c'est adopté. Adopté puissance mille.
Au croisement de plusieurs genres (deep/tech/prog/melodic house, alt dance, indie electronic, techno...) au point d'être difficilement classable ou imitable, la musique de ce trio australien est à la fois douce et dansante, feel good sans être simpliste, parfois mélancolique, souvent introspective et atmosphérique. Le tout est accompagné d'une voix très singulière dont la vulnérabilité n'est que renforcée par l'utilisation régulière d'un falsetto. De nombreux titres bénéficient également d'éléments expérimentaux et d'envolées psychédéliques et éthérées qui peuvent créer une ambiance complètement ritualiste et méditative. Je n'avais encore jamais fait l'expérience d'une ambiance pareille sur ce genre de musique, et je n'avais pas non plus connu de musique qui s'écoute et se vit de façons aussi différentes selon le contexte et l'humeur.
Par leur sonorité, leurs paroles, leur esthétique et leurs habitudes, RÜFÜS créent une atmosphère toute particulière : le désert, la plage, les festivals, les lasers, l'autoroute, la contemplation solitaire et la communion de milliers de personnes. Des lieux et visuels aussi contradictoires que complémentaires, qui créent un voyage abstrait. C'est profondément éthéré, mais pas une éthéréalité cosmique comme ISON, ni primale comme Wardruna ou Heilung. Rüfüs, c'est une éthéréalité euphorique, émotive, tournée sur les sentiments intérieurs et les relations avec les autres, avec l'art, avec la nature, avec notre monde intérieur et extérieur.
Les activités musicales de Rüfüs Du Sol s'articulent autour de trois pôles : la création musicale en studio, les concerts et les DJ sets. C'est donc à la fois un groupe et un trio de DJs.
Les DJ sets sont des soirées pouvant durer jusqu'à quatre heures pendant lesquelles ils mixent leur propre musique avec celle d'autres artistes gravitant autour de leur style. Jamais auparavant je ne m'étais intéressée à ce concept, et pourtant j'ai envisagé aller à Londres pour assister à un de leurs sets ! Rüfüs sont extrêmement doués pour créer des mix immersifs et pour donner du charme à des chansons que je n'irai pas forcément écouter seules.
En ce qui concerne leur propres albums et concerts, dans une scène musicale dominée par les formats courts comme les EPs et singles, Rüfüs s'articule autours d'albums, un format bien plus long. D'ailleurs le trio n'ésite pas à produire des chansons plutôt longues et clôturer chaque album par un voyage atmosphérique qui varie entre 7 et 10 minutes. Enfin, l'un des membres du trio est un batteur, ce qui confère aux albums et aux concerts une profondeur toute particulière. Ce mélange d'électronique et d'organique, plutôt rare dans le milieu, est central à l'identité du groupe. Sur scène, Rüfüs utilisent leurs talents de DJs pour créer des transitions entre les chansons et faire quelques mixages en direct, l'occasion pour nous d'entendre des choses qui n'existent pas sur les albums et pour eux de s'amuser et briller individuellement lorsqu'il s'agit de solos de batterie ou d'expérimentations au clavier.
Je ne suis que très rarement intéressée par les remix, et j'ai un désintérêt encore plus prononcé pour les versions qui changent totalement l'aspect de la chanson originale, qui n'en retiennent pas le coeur. Néanmoins, les remix de RÜFÜS (ceux publiés officiellement en tous cas) sont si nombreux que je me suis laissée tentée, et je n'ai pas regretté. Je ne les apprécie pas tous, mais il y en a un paquet que j'aime énormément car ils approfondissent les chansons originales, notamment en étendant l'aspect instrumental ou en appuyant sur de nombreux aspects déjà présents. Ces remix ne sont pas des parasites inutiles et sans âme ou sans cohérence, au contraire, ils s'intègrent parfaitement dans la discographie de base et viennent prolonger l'expérience d'écoute de manière logique et harmonieuse.
Côté humain, Rüfüs n'est pas un groupe qui laisse indifférent non plus. Tyrone, James et Jon, c'est des gars qui viennent au studio en costard cravate le vendredi, juste pour le plaisir de jouer aux gentlemen. C'est des gars qui se disent "et si on filmait un concert en plein désert à la tombée de la nuit, devant personne, juste pour le fun ?" et qu'ils en font un véritable bijou audiovisuel. Ou bien "et si on fondait notre propre label pour aider des artistes en qui on croit et rendre hommage à ceux qui nous ont aidé à l'époque ?" ; "et si on organisait notre propre festival, avec des rave party la nuit et des activités de méditation la journée ?" ; "et si on faisait notre propre thé alcoolisé ?". Ces projets, bien que totalement annexes à leur musique, sont issus d'envies et d'histoires personnelles et témoignent de la créativité, de la passion, du dévouement, de l'indépendance et de l'authenticité qu'on retrouve dans leur musique et leurs prestations scéniques.
Pendant deux ans, RÜFÜS DU SOL était un groupe dont je n'aimais que deux chansons... et puis, au début de l'année, ce trio venu de l'autre bout du monde est devenu une partie intégrante de ma collection de musique électronique (et de ma collection de CDs), avec une musique que je trouve terriblement touchante, planante, délicate et euphorique. Certaines chansons me donnent quasi-systématiquement des frissons, même après de très nombreuses écoutes, que je sois immobile ou en train de danser dans tous les sens. Leur musique me transporte et me fascine continuellement, elle est source de réconfort et d'émerveillement. À en juger par la simple longueur de cette présentation, vous pouvez deviner qu'il s'agit d'une découverte majeure non pas à l'échelle de l'année mais à l'échelle de ma vie toute entière.
De deux chansons à toute une discographie. De l'indifférence à la passion. De mon salon à la scène du Zénith de Paris à l'été prochain.
La musique est magique.
You make me feel like I'm levitating, feel like I'm flying babe, whenever I'm with you
Bon. Twin Tribes n'ont pas réussi à me convertir au rock en español qu'ils citent comme une influence majeure. Désolée Los Prisonieros, La Unión et autres Soda Stereo, j'ai franchement du mal. Le rock gothique de Héroes del Silencio est pas mal, mais trop répétitif et old school pour une écoute fréquente. Par contre, j'ai adopté Caifanes. Doucement mais sûrement, ils se sont frayé un chemin non négligeable dans mon coeur... Dans le premier jet de cette présentation, quand je n'avais pas encore fini de les découvrir, j'avais écris que "c'est loin d'être une révolution pour moi". Mais en fait, bah, si. Pas de la même manière que Rüfüs Du Sol, mais une révolution quand même. Qui a d'ailleurs détrôné Rüfüs de sa place de la présentation la plus longue...
La musique de Caifanes n'est pas du tout qualifiable de gothique mais ils sont considérés comme les The Cure latino, que ce soit pour leur look ou leurs sonorités. Jugés trop bizarres et même trop extrêmes pour la scène mainstream, ils ont d'ailleurs subi une certaine censure et ont commencé de manière très underground avant d'exploser en popularité. Le contexte historique est également notable : provenant d'une ère où le rock quel qu'il soit a été littéralement banni du Mexique pendant vingt ans, leur aura alternative a joué un rôle important dans la culture gothique et underground locale et sur le rock mexicain dans son ensemble, duquel ils sont désormais vus comme incontournables.
Néanmoins, malgré tout ça et malgré leurs 7 millions d'audieurs mensuels (alors même que tout un album est absent de la plateforme), ils semblent complètement inconnus en Europe. Je n'ai trouvé aucune trace d'un quelconque concert européen en pas loin de 40 ans de carrière. Bon, ok. Quelques jours après avoir écrit cette phrase j'ai trouvé des traces d'un concert en Belgique et un en Espagne. Un mois plus tard, dans une obscure vidéo, j'ai trouvé une autre date : le 28 août 1995, au Chesterfield, un petit café... parisien. Des traces de trois concerts européens, dont un en France. Des concerts qui datent d'avant ma naissance. Et qui, en réalité, n'ont au final jamais eu lieu.
Actifs entre 1986 et 1996 puis depuis 2011, Caifanes proposent un mélange de rock alternatif et progressif, post-punk, légèrement new wave et psychédélique, infusé de folk et de sonorités mexicaines dont la cumbia (cf la dernière entrée de cet article).
Sans être un groupe de musique traditionnelle ou spirituelle, le mysticisme est une part importante de leur identité. Musicalement, cela se manifeste à travers des sonorités tribales et folkloriques, mélangées à des guitares atmosphériques, mélodiques, lourdes et expérimentales, qui frôlent parfois la limite du metal, avec une voix qui peut être aussi puissante que délicate. Thématiquement, on retrouve fréquemment une imagerie liée au surréalisme, la transcendance, la mort, l'introspection, la sensualité et la sexualité, les questionnements existentiels, les sentiments forts, le voyage intérieur et extérieur, la connexion à soi, à la nature, au cosmos et au monde. On est donc sur un style profondément introspectif et poétique, tout en étant varié. Les ambiances qui en découlent sont le reflet de cette diversité : énergique, calme, mélancolique, atmosphérique, rêveur, énervé, sensuel, motivant, contestataire, mystérieux, spirituel... Caifanes ont de tout et le font très bien.
Cette identité nationale/régionale, cette profondeur thématique et cette diversité musicale distinguent très fortement Caifanes de mes autres groupes de rock, new wave et 80's. Ils ont des choses en commun avec Indochine, Culture Club, New Order, Tool, et même Poets of the Fall et Crippled Black Pheonix, mais ils ont surtout des différences majeures, qui font qu'ils ne sont réellement équivalents à rien d'autre que j'écoute déjà.
Sans même parler de cette voix juste magnifique que ce soit à 25 ou à 60 ans (et ce malgré quarante opérations pour des tumeurs de la gorge, plus impressionnant tu meurs !), et de ces paroles délicieusement poétiques qui peuvent être très intenses. Avec des engagements sociaux explicites, notamment en faveur des droits humains quels qu'ils soient et contre la corruption gouvernementale, la pauvreté, le manque d'éducation, les féminicides et violences faites aux femmes, le racisme et l'homophobie. Je viens à l'instant de lire une phrase dans interview : "on aime faire des choses qui rendent les gens heureux, qui les euphorisent". Et ça se voit. En concerts, qu'ils appellent d'ailleurs des rituels, ils invitent sur scène des fans, qu'ils appellent d'ailleurs alliés, et interagissent énormément de manière générale. Sur les réseaux, il y a beaucoup plus de photos des fans et de leur staff que d'eux-mêmes. Passion musicale et bienveillance, générosité, communion et humanisme. Que demander de plus ?
Mon 2021 a été calme, mon 2022 l'a été encore plus. Entre la fin des études, l'établissement de mon entreprise, mon déménagement et mon temps libre dévoué, enfin, aux jeux vidéo auxquels je n'avais jamais pu jouer auparavant... bref, vous voyez le tableau, j'ai été grandement occupée cette année. Cela ne m'a pas empêchée d'écouter 380 heures de musique (ce qui équivaut à 22 807 minutes, soit 3 801 chansons de 6 minutes - oui, j'adore les statistiques), mais je n'ai pas pu m'attarder bien longtemps sur des nouvelles découvertes.
Cependant, comme toujours, une année sans aucune découverte n'existe pas, sans même parler des nouveaux albums des artistes que je connais déjà, alors nous voilà repartis, pour la sixième année consécutive, dans le résumé de mes découvertes musicales de l'année :)
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Aviators
Synthrock, synthwave, alt rock - USA
Artiste indépendant et alternatif, Aviators, ou Avi pour les intimes, mélange synthwave, EDM, rock indé et touche orchestrale dans sa discographie extrêmement vaste qui se spécialise dans la musique inspirée de ses oeuvres préférées. Ici, les hommages sont nombreux et comptent, parmi les plus connus, Dark Souls, Bloodborne, Fallout ou encore Game of Thrones, et même My Little Pony. Ce n'est néanmoins pas tout, car les chansons sans hommage précis ou celles qui existent dans l'univers créé par le musicien lui-même, mettant en scène un Miami dystopique, sont également nombreuses.
Aviators compte à son actif une quinzaine d'albums et tout autant de petites sorties bonus en tout genre, dont des versions instrumentales et acapella qu'il met à disposition gratuitement. Avi excelle dans son art, et pour couronner le tout, il a tout simplement l'une des plus belles voix que j'ai pu rencontrer en vingt ans de passion pour la musique (non, je n'exagère pas).
Si la discographie d'un artiste aussi prolifique et souvent basée sur des références que l'on n'a pas forcément peut intimider, elle vaut tant de s'attarder dessus, lentement mais sûrement. Si comme moi vous appréhendez les chansons en hommage à un jeu vidéo que vous ne connaissez pas, sachez que là est l'un des innombrables talents d'Aviators : toute chanson se suffit à elle-même, les hommages et inspirations ne sont au final que des cerises sur le gâteau pour ceux qui les connaissent. Toute sa discographie est très compréhensible, donc même si vous ne connaissez pas les oeuvres auxquelles il peut y avoir des références, vous pouvez quand même foncer les yeux fermés. L'écriture est si narrative qu'il est facile de s'approprier les paroles et de les interpréter avec sa propre histoire.
De l'obscurité lovecraftienne de Dreams of the Deep au synthrock rythmé de Stargazers à la synthwave Howling at the Moon, en passant par les guitares de Building Better Worlds, le cyberpunk de Dystopian Fiction et la fantasy de Let There Be Fire, chaque album raconte sa propre histoire et possède des pistes uniques et créatives à souhaits, certaines dansantes et rapides, d'autres sombres et atmosphériques.
Aviators est définitivement un artiste que je suis très heureuse d'avoir découvert, aussi bien en tant que fan de Bloodborne qu'en tant que fan de synthwave et de musique indépendante, créative et narrative. C'est très clairement un artiste qui, au fil des mois et des albums, m'a émerveillée par son talent et continuera de m'émerveiller pendant encore bien longtemps...
Cette année a été beaucoup plus calme que les précédentes, sans division
entre découvertes majeures et coups de cœurs, car j'ai surtout passé mon 2021
à approfondir les découvertes de l'an dernier et à écouter ce que je
connaissais déjà. Ceci dit, une année sans découvertes musicales n'est pas une
année, donc des découvertes il y a quand même eu, et pas des moindres...
Comme chaque année, faites-vous un thé et rejoignez-moi à travers ma
rétrospective de découvertes musicales !
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Grimes
Expérimental - Canada
Dans la famille des artistes qui ont leur propre genre musical, je demande
Grimes...
Je pourrais citer Wikipédia et dire que Grimes mélange darkwave, dream pop,
synthpop, electro... mais ce serait si réducteur ! Grimes est complètement
expérimentale et peut passer d'un album gothique psychédélique (en treize ans
de vie de goth je ne savais même pas qu'une telle association pouvait exister
!) à un album survolté à un album planant à un album plus conventionnel, avec
des chansons totalement bizarres et excentriques, aux paroles
incompréhensibles car sa voix sert souvent d'instrument à créer des sons
plutôt qu'à chanter des paroles, chose qui est d'autant plus accentuée par ses
chansons en charabia, en chinois ou en russe. Et pour couronner le tout, sa
présence scénique est complètement phénoménale.
Je suis énormément reconnaissante à moi-même d'avoir laissé une seconde chance
à Grimes, que je n'avais pas trop aimé à la première écoute. Deux semaines
plus tard, boum, coup de foudre à vie.
Après un premier album très (trop) Draconian-esque en 2009, Lethian Dreams
abandonne sa voix masculine growlée et ne laisse dans ses albums que la voix
féminine éthérée - un choix qui confère au reste de la discographie du groupe
une texture particulière.
Qu'il soit teinté de black metal comme dans Red Silence Lodge ou qu'il soit d'une douceur feutrée comme dans leur album le plus
récent, A Shadow of Memories, Lethian Dreams livre un doom metal
atmosphérique et éthéré hors norme. Au fond, la musique de Lethian Dreams peut
sembler relativement simple, mais c'est justement là son charme. Ornée d'une
voix de sirène des ténèbres qui récite des paroles presque indiscernables,
Lethian Dreams semble particulièrement sincère dans sa démarche et créé des
paysages sonores délicats et intimes, d'une mélancolie et d'une vulnérabilité
bien plus humaine qu'artistique.
Voilà un article que je voulais écrire depuis fort longtemps. Il est complètement impossible que je fasse une liste de mes groupes préférés - il y en a des centaines et je ne peux pas hiérarchiser l'amour que j'ai envers eux. Mais, paradoxalement, mes albums préférés de tous les temps, qui ont un truc ultra spécial, ne sont pas si nombreux que ça.
Un album préféré de tous les temps est pour moi un album qui se démarque en tant qu'album, en tant qu'unité indépendante, en faisant abstraction du reste de la discographie de son artiste. C'est un album qui a une cohésion parfaite et qui m'anime de sentiments profonds sur le long terme.
Depuis l'écriture de cet article en 2022, de nouveaux albums sont entrés dans mes préférés, et d'autres au contraire en sont sortis. Ce qui était vrai à une époque n'est plus forcément vrai maintenant, mais inversement, ce n'est pas parce que ce n'est plus vrai que ça ne l'a jamais été. Je souhaite que cet article reflète mes sentiments actuels sans pour autant dévaluer le rapport que j'ai pu avoir à d'autres albums, ce pourquoi je les ai supprimés de l'article principal mais conservés dans une archive en fin d'article.
Cet article est plus une liste qu'une revue d'album, donc j'ai tâché d'être assez brève sur les descriptions, qui oscillent entre revue objective et description subjective.
Les albums sont classés par genre puis par date de sortie, en précisant l'année de ma découverte. Les nouvelles additions sont annotées [new] pendant 3 mois.
L'album qui a fait de moi une métalleuse. Rien que ça. J'ai 11 ans, et je tombe amoureuse de cet album, un album à la voix féminine puissante et aux guitares lourdingues. Ce n'est pas du tout le metal le plus metal du monde, certains même diraient que c'est du rock, mais pour l'enfant de 11 ans que j'étais et qui découvrait tout un univers, c'était énorme. C'était mon rêve de l'avoir en version physique, un rêve de gosse qui n'est devenu réalité qu'une entière décennie plus tard, à 21 ans. En attendant, j'avais une version gravée, quand je l'écoutais pas en boucle sur mon mp3 (ah, les années 2000 !).
Mais même autant d'années plus tard, j'adore toujours autant cet album. Beaucoup de métalleux ont laissé Evanescence dans leur adolescence, comme une relique oubliée. Pas moi. C'est un album que j'écoute toujours régulièrement, et pas dans une approche nostalgique. Cet album a fait de moi la métalleuse passionnée que je suis aujourd'hui - il fait partie de mon ADN.
HIM - Razorblade Romance & Love Metal(1999 & 2003 / 2013)
Metal/rock inclassable
Avec son imagerie gothique exacerbée et ses chansons qui défient la classification musicale facile, HIM est un monument de ma vie. Ici, deux albums pour le prix d'un - promis, c'est la seule occurrence de tricherie dans cette liste.
Après plusieurs semaines de réflexion, rien y fait, je n'arrive pas à choisir. Malgré les différences musicales, je trouve que ces deux albums sont les deux faces d'une même pièce. Probablement parce que ce sont les deux albums avec lesquels j'ai le plus grandi, alors que j'ai laissé le reste de discographie de HIM en retrait pendant plusieurs années.
Je n'arriverai pas franchement à dire ce qui fait que ces deux albums me marquent tant. Il y a quelque chose dans l'ambiance, dans le flou et le chevauchement des genres musicaux, dans l'imagerie, qui fait que ça me touche au point d'être listé ici. Peut-être suis-je le cliché de la gothico-métalleuse, touchée par l'expression de sentiments forts et par un romantisme sombre et fictif version metal.
2020, ah, 2020... Une année exceptionnellement tourmentée et fatigante, pour
moi comme pour une sacré partie de la population mondiale. Une année qui
restera gravée dans les mémoires.... Mais s'il y a bien une chose que
l'apocalypse générale qu'a été 2020 n'a pas pu m'enlever, c'est mes
découvertes musicales !
Sans plus attendre, je vous propose de vous plonger dans cette cinquième
édition de cette tradition annuelle du blog, et de partir à la
(re)découverte des nouveaux artistes qui m'ont marqué tout au long de
l'année...
Un petit spoiler : Finlande.
Je m'étends beaucoup sur la première découverte - vous comprendrez pourquoi
en lisant - mais, promis, la suite est bien plus courte.
Contrairement à mon copain, je n'ai jamais eu de période rock avant de
découvrir le metal. Le rock m'a toujours ennuyé. Alors en voilà une, de
surprise ! Surprise qui découle d'une autre surprise elle-même, puisque
j'ai découvert Poets of the Fall grâce aux jeux Quantum Break et Alan Wake, auxquels je ne m'attendais pas à jouer.
Étant donc
devenue fan de ces jeux (et du studio Remedy dans son ensemble, qui a une étroite relation avec Poets), j'ai eu envie d'en savoir plus sur ce groupe.
Au tout début, je n'ai
pas vraiment accroché. Bien sûr j'adore les chansons que l'on retrouve
dans les jeux, mais il y a tout le contexte des jeux qui va avec. Les
premières chansons hors-jeu que j'ai écoutées ne m'ont pas vraiment parlé.
Dites-vous que j'ai zappé au bout de quelques secondes la première chanson
de leur dernier album tant je ne l'ai directement pas aimée...
Mais
j'avais quand même envie de les découvrir plus en détail. Eh bien, j'ai eu
raison de le faire, car peu après, le charme a opéré, et je me suis
retrouvée totalement scotchée...
Comme la tradition de ce blog le veut, nous revoilà pour la quatrième édition de mes découvertes musicales annuelles !
Cette année a été plus calme que la précédente - vous verrez que la liste des découvertes de 2019 est bien plus courte que celle de l'année dernière. Cependant, cela ne veut pas dire que ces découvertes n'en valent pas la peine, au contraire... Comme le disait un ancien prof, less is more.
Armez-vous d'une tasse de thé et de cinq minutes de temps libre, et partez à la découverte de mes découvertes musicales de cette année, du goth au metal en passant par des surprises hors-sujet et complètement inattendues !
Avec un p'tit bonus à la fin de ces découvertes...
Avant de réellement la découvrir, je ne savais de Lana que le fait qu'elle était derrière Summertime Sadness, cette chanson qui me tapait sur le système à force de l'entendre dans chaque magasin. Et puis, en bonne fan de DiCaprio, j'ai vu The Great Gatsby. À un moment, ils y passent la chanson Young & Beautiful. J'ai trouvé la chanson superbe, et elle était utilisée dans une scène touchante... et puis j'ai appris que c'était du Lana del Rey. Je me suis dis que j'allais donner une seconde chance à Summertime Sadness, alors je l'ai écoutée de mon plein gré. Puis j'ai fait de même avec Video Games, et c'est Born to Die qui a été le déclic qui m'a fait comprendre que j'aimais Lana. De là, j'ai découvert White Mustang, dont je ne peux me lasser...
Lana Del Rey, c'est aux premiers abords de la pop conventionnelle, mais c'est en réalité très, très loin d'être le cas. Elle mélange de nombreux genres musicaux (trip hop, pop baroque, dream et indie pop, pop et rock psychédélique, desert rock...) et parvient à créer un univers musical qui lui est totalement propre. Elle n'hésite pas non plus à faire des chansons de 6 voire de 10 minutes, à faire des concept albums ou à varier les techniques vocales.
Lana Del Rey n'est jamais tout à fait la même, mais jamais tout à fait différente. Tous ses albums sont uniques, au point d'être vraiment différents les uns des autres. Pourtant, ils forment un tout harmonieux et cohérent, car Lana a réussi à instaurer tout au long de sa discographie une atmosphère et un style qui sont reconnaissables entre mille tant ils sont uniques.
Lana Del Rey, c'est un verre de vin à la main et une lumière tamisée. C'est le glamour. C'est la plage. C'est la poésie. C'est les longs trajets en voiture. C'est la rêverie, le voyage, la nostalgie, l'inconnu. C'est être high, mais c'est aussi être au naturel. C'est à la fois le bonheur et la mélancolie.
[Mise à jour 2024 : c'est après 5 ans de passion que je viens de voir Lana sur scène, et que dire ? c'était profondément magique et sublime sur tous les plans. Aujourd'hui j'aurais écris cette présentation différemment, mais mon engouement, lui, est sans conteste resté le même.]
MASS HYSTERIA
Metal industriel - France
Dans la famille des groupes que je connaissais de nom depuis des années, je demande Mass Hysteria ! Je les ai découverts via un teaser du Hellfest (alors que je ne m'intéresse pas du tout à ce festival), et j'ai tout de suite été intriguée par leur aura, leur énergie. D'autant plus qu'ils sont français ! Je suis allée les écouter, et ça a été le coup de foudre instantané.
Il y a certains albums que je n'aime pas trop et que j'écoute rarement, principalement à cause du fait que leur sonorité est très légère. Mais les albums Contraddiction, Failles, L'Armée des Ombres,Matière Noire et Maniac sorti en 2018 sont des tueries !
Politisé mais pas trop, Mass Hysteria propose un metal industriel énergique, le tout avec des paroles uniquement en français.
Entre engagement social et pensées personnelles, les paroles de Mass Hysteria sont souvent de la poésie (moderne, certes), et ces gars n'hésitent pas à user de beaucoup de jeux de mots, homophones, figures de style et tournures littéraires.
Cette pochette est l'une des plus belles que j'ai pu connaître, sérieux !
J'ai toujours pensé que la langue française sied très mal au metal. Mais Mass ont trouvé la clé magique qui fait que ça fonctionne à merveille.
Découverts en janvier, j'ai tellement adoré MH que, au lieu d'attendre leur concert de décembre à Paris, j'ai décidé d'aller les voir à Reims en mars ! Et c'était un concert pour le moins inoubliable... en témoignent la setlist accrochée fièrement à mon mur, setlist obtenue... en étant montée sur scène. Parce qu'en plus d'être des musiciens géniaux, les gars de Mass Hysteria sont des êtres humains géniaux ! Et sur scène, leur musique regorge encore plus d'une énergie positive à bloc comme on en voit rarement !
Leurs chansons sont toutes uniques, alors je suis désolée, il m'est très difficile de faire une liste de recommandations qui soit courte...
Après Gareth David-Llyod, acteur de Ianto dans Torchwood / Doctor Who qui s'est révélé être la voix métalleuse de Blue Gillespie, c'est Michael Malarkey que je découvre, début novembre, via son rôle d'Enzo dansThe Vampire Diaries...
Ayant désormais deux ans d'expérience en ce qui concerne les soirées goth, j'ai envie de vous écrire à ce sujet. À noter que je n'ai fait que des soirées à Paris, je ne sais donc pas comment cela se passe ailleurs.
Cet article s'organise en trois temps : la présentation de ces soirées, puis mon avis personnel, et enfin une liste précise des soirées.
LES SOIRÉES GOTH PARISIENNES
Paris est très certainement la capitale française de la culture goth, et l'offre en soirées (et concerts) ne manque pas !
Infos pratiques
Comme l'exige la loi, il faut avoir 18 ans révolus pour accéder à ces soirées. Ceci dit, on n'a jamais vérifié mon identité, alors qu'ils pourraient, puisque je fais plus jeune que mon âge.
Comme n'importe quelle soirée, elles commencent à 23h et se terminent à 6h du matin, dans la nuit du samedi au dimanche.
Ces soirées sont soit mensuelles, soit biannuelles, soit annuelles. Certaines existent depuis les années 90.
Elles sont toutes facile d'accès (enfin, à Paris, tout est fondamentalement facile d'accès).
Certaines soirées ont des bus nocturnes à deux pas, donc si on habite en banlieue, on peut facilement rentrer chez soi avant la fin de la soirée et donc avant le premier train.
Au niveau des prix, une soirée goth varie d'une entrée gratuite à 13€.
En ce qui concerne les consos, je ne bois pas d'alcool, alors je ne peux pas trop vous en parler. En tous cas, généralement, les Red Bull / Monster sont à 3€, et l'eau est gratuite.
Presque chaque soirée possède une consigne où déposer manteaux et sacs, monnayant entre 2 et 4€.
Porter des bouchons d'oreilles est vivement conseillé.
La musique, les gens, l'ambiance
Il y a des soirées entièrement dédiées à la scène tradgoth (goth rock, post-punk, coldwave, darkwave, minimal synthwave, batcave, deathrock) d'autres à la scène cybergoth (aggrotech, dark electro, indus, EBM), et d'autres sont un mélange des deux, généralement sur deux étages, parfois en DJ set alterné.
À vu d’œil, je dirais que la moyenne d'âge est de 40-50 ans. Je fais partie des très très rares gens qui sont dans leur vingtaine.
2018 Mes découvertes musicales sont de retour pour la troisième année consécutive ! Avec la création d'une catégorie "coups de cœur", pour les découvertes sur lesquelles je n'ai pas forcément beaucoup de choses à dire, des découvertes un peu moins importantes mais qui m'ont quand même marquées et qui méritent largement leur place ici ! Même si, parfois, le voile qui sépare grandes découvertes et coup de cœurs est très mince... Cette année, posez-vous avec un bon thé, parce que vous risquez de passer une bonne dizaine de minutes avec moi !
BLUE GILLESPIE
Découverts au tout début de l'année, Blue Gillespie est un groupe gallois de metal progressif (séparé depuis 2013) que j'ai tout de suite considéré comme ma première découverte importante de l'année.
Je suis tombée sur ce groupe tout simplement grâce à une recherche sur Gareth David-Llyod, acteur qui joue le personnage de Ianto Jones dans la série Torchwood, spin off de Doctor Who où il apparaît également le temps d'un épisode. Quand j'ai découvert que ce bout d'chou était vocaliste d'un groupe de metal, j'ai tout de suite sauté dessus... et je crois honnêtement que c'est la meilleure décision que j'ai pu prendre cette année !
J'ai découvert le groupe avec Sugarglass, et je me suis dis, ouah, c'est génial ! Mais les paroles ne sont pas forcément dans mon genre... Puis j'ai écouté quelques autres pistes au hasard. Et là, ça a été la révélation.
La culture gothique, bien loin d'avoir un rapport avec les Visigoths ou les cathédrales, est née dans les années 80 à l'issue de la vague post-punk.
Avant d'être une communauté culturelle et esthétique, la culture gothique est donc une culture musicale.
De nos jours, beaucoup de goths s'éloignent de la musique dite gothique (post-punk, goth rock, darkwave...) et ne prête attention qu'à l'esthétique vestimentaire. Le tradgoth, gothique traditionnel, serait-il dépassé ?
Pour être gothique, faut-il obligatoirement aimer la musique gothique ?
Il ne faut pas oublier que les gothiques sont des êtres humains. Un gothique a le droit d'aimer de la musique non gothique. S'enfermer dans un seul univers musical afin de rester conforme à un quelconque label est tout sauf sain.
Dans ce cas, il est acceptable de se dire gothique si on n'aime pas la musique goth ?
Même s'il est normal si ce n'est nécessaire de diversifier ses goûts musicaux au-delà et en dehors de la culture gothique, il ne faut pas pour autant oublier les fondements de ladite culture.
Je pense qu'il faut donc un juste milieu : un goth n'est pas obligé d'aimer tous les pans de la musique gothique, mais devrait au moins avoir des connaissances dans ce domaine, et une affinité minimale. Il paraîtrait un peu ridicule de se dire métalleux si on n'aime que le look, qu'on n'aime pas le metal et qu'on a aucun culture musicale dans ce domaine, n'est-il pas ? Il en va de même avec la culture gothique.
La musique gothique est très vaste. Elle est old school et moderne, ancienne et récente.
Je ne pense pas nécessaire de tout aimer dans la musique goth pour être goth — mais l'aimer un mininum est, je pense, la moindre des choses.
Certains goths crient à l'élitisme lorsqu'un autre goth leur dit qu'ils ne sont pas vraiment goth s'ils n'aiment pas la musique gothique, ou quand il leur conseille de mieux se renseigner ou d'avoir plus de curiosité musicale. Ils crient à l'élitisme, sous prétexte qu'on peut être goth de mille et une façon, mais qu'est-ce qu'une culture ou une communauté sans base commune ?
C'est quelque chose qui se forge avec le temps. Découvrir un univers musical prend du temps, surtout au vu de la variété de la musique goth. Mais cette variété est la clé :si un goth n'aime vraiment pas la musique goth après 10 ans, c'est qu'au fond, seule l'esthétique vestimentaire l'intéresse. Dans ce cas, cette personne n'est pas goth, mais darkly-inclined. Ce qui est tout à fait légitime !
Ce qui est illégitime, c'est de se dire tradgoth sans aimer ni même connaître le goth rock ou le post-punk, de se dire cybergoth si on n'aime pas le dark electro ou de se dire tout simplement gothique sans un minimum d'appréciation et de connaissance de la culture musicale gothique.
En résumé : bien qu'il ne faut surtout pas s'enfermer dans un seul univers musical, il est, à mon sens, impossible de se dire gothique sans aimer et connaître ne serait-ce qu'un minimum la musique gothique.
Voilà un groupe que je connais depuis bien des années de nom (forcément, j'ai envie de dire !) et qui s'est révélé être un énorme coup de cœur, au point de se hisser rapidement dans mes groupes de metal réellement favoris !
Amon Amarth est un groupe suédois de death metal mélodique fondé en 1992. Les thèmes évoqués tournent autour de la mythologie scandinave, de la spiritualité nordique, des vikings, des guerres de religions, de l’oppression etc sans pour autant être du viking metal.
Under The Northern Star est vite devenue une de mes chansons préférées...
Amon Amarth manient le melodeath à la perfection. Des mélodies sombres, parfois mélancoliques et émotionnelles, parfois joyeuses et entraînantes, parfois totalement épiques, créant ainsi une panoplie et une variété musicale que je ne retrouve pas forcément ailleurs.
Leurs paroles sont toujours très bien écrites, voire parfois emplies de vérités historiques et de messages qui me touchent personnellement, notamment à propos de la liberté de pensée ou de religion, comme par exemple dans Thousand Years of Oppression ou dans Slaves of Fear.
Amon Amarth a rapidement prit une place très importante dans ma vie, et les voir en concert est un objectif absolu !
Edit novembre 2019 : objectif atteint ! et pfiou, c'était mémorable...
JULIEN DORÉ
Si on m'avait dit que j'allais un jour parler de Julien Doré sur mon blog.
• Style général : musique aux sonorités sombres, parfois lent et atmosphérique, parfois (souvent) rythmé voire dansant
• Voix : très peu de chant conventionnel, préférence pour des styles extrêmes ou rares (caverneux et monotone, ou au contraire expressif et théâtral)
• Instruments : guitare électrique marquée et mélodique, basse mise en avant, percussions minimales, synthé, boîte à rythme, sonorités électroniques. Certaines branches se concentrent uniquement sur guitare/basse/percussions, d'autres uniquement sur l'électronique, et d'autres encore mélangent les deux.
• Paroles : très variées, allant du stéréotypé dark (tristesse, solitude, mort, cimetières, occulte, vampires...) au plus commun (amour, sentiments divers, société, philosophie...)
• Du côté guitares : rock gothique (goth rock), post-punk, deathrock (batcave)
• Du côté électronique : darkwave, coldwave, minimal synth (minimal wave), ethereal wave
Il n'est pas rare que des groupes combinent plusieurs genres (darkwave + post-punk...), et certains groupes ajoutent, dans diverses proportions, des influences externes (darkwave + techno...).
Liste de groupes de musique gothique
Quelques infos :
→ Je ne liste pas les groupes appréciés par la communauté, mais bien les groupes de musique gothique en elle-même
→ Certains des groupes sont pionniers ou cultes, d'autres sont récents ou méconnus
→ Je ne liste que les artistes pour lesquels c'est l'univers musical principal (par opposition à un groupe qui aurait un seul album ou une seule chanson classifiable comme goth)
→ Cette liste est totalement non exhaustive et je fais régulièrement des ajouts
→ Les groupes sont classés par ordre alphabétique
→ Il s'agit uniquement de groupes que j'écoute personnellement : mon but n'est pas de faire une simple encyclopédie mais de vous conseiller de manière personnelle
→ Tous les liens sont cliquables et vous redirigent vers un autre onglet
Bonus perso : les groupes annotés d'un ♡ sont mes grands préférés, et les groupes annotés d'un ♪ sont ceux que j'ai vu en concert.
Le concept de cet article est ouvertement inspiré de celui de Black Friday. Nos listes sont cependant très différentes, je vous conseille donc d'aller voir la sienne pour encore plus de découvertes ! Et même si nos listes présentent parfois le même groupe, les chansons associées sont sûrement différentes ;)