Nous y voilà - 10 ans de blog, 10 ans de découvertes musicales !
2025 a été une année extrêmement riche en bonheur musical, qu'il s'agisse des
concerts magiques de Rüfüs Du Sol et Twin Tribes, des annonces de concerts
légendaires à venir comme Caifanes à Barcelone en avril prochain, ou des
nouvelles découvertes que j'ai faites tout au long de l'année. C'est une année
record, aussi : en 2025, mes artistes préférés ont sorti 25 albums
(VINGT-CINQ ALBUMS) et 4 EP ! L'année a été chargée !
En conséquence, j'ai mis beaucoup de temps à écrire cet article. Il m'a demandé du travail régulier sur toute l'année et plusieurs semaines intensives de finitions avant la publication. J'espère donc, plus encore que d'habitude, qu'il plaira à au moins une personne ! Et évidemment, prenez tout le temps que vous voulez pour lire, je ne m'attends pas à que vous lisiez tout d'un bloc haha. Je recommande aussi la lecture sur ordinateur plutôt que mobile.
Bien, en attendant le récapitulatif de ces 10 ans, qui sera publié je ne sais quand
en 2026, faisons le tour de cette année qui s'achève...
J'ai cherché un groupe similaire à Frayle et Mammoth Weed Wizard
Bastard... et j'ai trouvé la mine d'or qu'est Shedfromthebody, projet solo de
la finlandaise Suvi Savikko.
J'ai immédiatement accroché d'une puissance astrale, et c'est logique, puisque
cette musique se place au centre de toutes mes textures, sonorités et concepts
préférées : voix éthérée, voyage atmosphérique, cosmicité, murs de guitare,
fuzz, ambiances feutrées et vaporeuses, hypnotisme, introspection, mystère,
obscurité, mélodicité, reverb, layering, obscurité, intensité, contrastes,
progression, profondeur, détails.
Jamais un artiste n'a coché autant de mes cases en même temps et ne m'a
rappelé autant de mes groupes préférés. J'y entends des sonorités et
atmosphères de nombreux de mes artistes préférés (cf la liste "pour fans de"
juste en-dessous), y compris du rock/metal expérimental japonais de 2005 que
je n'avais jamais entendu ailleurs, c'est dire. Le meilleur ? on est à des
années-lumière d'un foutoir incohérent. Les nuances de Shedfromthebody sont
nombreuses mais leurs transitions, ainsi que le jeu de croisement, de mélange,
de contrastes et complémentarités qui s'opère, sont parfaitement naturels.
C'est vraiment impressionnant.
Qu'elles soient littérales ou métaphoriques, les paroles traitent de
thématiques sombres : souffrance, paralysie, sang, colère, métamorphoses
surréalistes... mais elles sont chantées d'une manière si douce qu'on entend
surtout des incantations mystiques en langue céleste dans une cérémonie
cannabique.
Après réflexion (quelque peu aidée de ma plante verte préférée), je me suis
rendue compte que, en fait, Shedfromthebody est exactement la musique que
j'aimerais faire moi-même. Toute ma vie j'ai eu du mal à
m'imaginer l'hypothétique musique que je pourrais faire un jour, parce que je
ne suis pas musicienne pour un sou et parce que j'aime trop d'éléments
appartenant à différents genres pour me décider. Mais là ? en ce qui concerne
quel metal me correspondrait le plus à faire, j'ai enfin ma réponse.
Shedfromthebody a précisément tous les éléments que j'aimerais faire moi-même.
Elle mélange à la perfection mes éléments préférés qui sont natifs au metal et
ceux qu'on voit surtout dans d'autres genres, c'est dingue. Et en plus on a le
même âge. Et vous savez ce que j'ai vu quand j'ai ouvert ma première interview
d'elle ? un poster de Dir en Grey. Exactement le groupe japonais que j'entends
dans sa musique. Suvi, si tu me lis, jumalauta girl, are you my twin or
something?
Shedfromthebody est une sublime découverte, qui m'émerveille profondément et
se mêle aussi bien à mon côté doom metal atmosphérique qu'à mon côté stoner
éthéré. Le tout fait de A à Z par une seule personne, qu'il s'agisse des
moindres détails de la musique à tout l'univers visuel. Je ne peux trouver les
mots justes pour exprimer toute ma fascination. La Finlande est décidément une
terre de miracles musicaux !
Pour fans de : Frayle, Mammoth Weed Wizard Bastard, Remina, Light
Field Reverie, ISON, Lisa Cuthbert, Theatre of Tragedy, Grimes, Dir en
Grey, NEGA, Alcest, Vermilia, Myrkur, Sylvaine, Nostalghia, Swallow the Sun,
Crippled Black Phoenix
Il y a quelques années je vous ai présenté Control et son aspect surréaliste
voire psychédélique. Depuis, j'ai ai eu le plaisir de jouer à une petite poignée d'autres jeux qui plongent dans une certaine confusion, un émerveillement ou un état difficilement expressible grâce à leurs mécaniques, thématiques, ambiances et esthétiques qui défient le réalisme, embrassent l'expérimentalisme, le surréalisme et même le psychédélisme.
Je parle des éléments suivants :
boucles spatio-temporelles, manipulation de la gravité, géométries impossibles
et non euclidiennes, fractales, kaléidoscopes, jeu sur la perspective, logique surprenante, perception altérée,
non-linéarité, abstraction, onirisme, logique de rêve, façonnage
d'envrionnements, mégastructures labyrinthiques, absurde, contradictions, menaces incompréhensibles...
Au menu, par ordre alphabétique :
Blackshard, Control, Death Stranding,
Manifold Garden, Panoramical, Thrasher, The Stanley Parable, Superliminal,
Viewfinder, 0°N0°W.
Cette liste pourrait être mise à jour au fil du temps, et bien sûr, n'hésitez
pas à me suggérer d'autres jeux en commentaires !
Ici point de pavé, je vais présenter ces jeux de manière plutôt succincte -
notamment car j'estime que chacun d'entre eux est véritablement une expérience
à vivre soi-même. Ce ne sont également que des jeux auxquels j'ai joué
moi-même, cet article n'est pas une encyclopédie exhaustive mais un parcours
personnel.
Bien, tout ceci étant dit, ouvrez vos esprits à...
- LE GAMING SURRÉALISTE -
Dans Blackshard, vous parcourez une mégastructure, incompréhensible et
monochrome, et vous interagissez avec des statues qui vous parlent de
mystères divins. On est sur un walking simulator d'horreur cosmique, très
atmosphérique, dont l'étrangeté est sublimée par la musique des vidéastes et
musiciens français Alt236 et Al9000.
Blackshard est vraiment captivant par ses environnements impossibles et
colossaux et son ambiance bizarre.
Attention néanmoins, le jeu est franchement mal optimisé (et pas que pour
moi). Ca tourne à 20fps et encore plus bas dans certaines zones ; possible
de mettre à la bonne résolution que en fullscreen complet ; le jeu est
gourmand et fait tourner mes ventilateurs à fond (ce qui nuit à l'immersion
sonore) ; certaines textures ne s'affichent pas correctement ; pour courir
il faut appuyer sur trois boutons et la course se désactive au moindre petit
mouvement...
Le fait que le jeu soit pratiquement injouable sur mon PC m'a
malheureusement contrainte à laisser tomber au bout d'une heure et quart. Un
gâchis d'un très grand potentiel, mais qui sait, peut-être qu'il s'agit de
votre futur jeu préféré ?
Je me mets au défi de faire une courte présentation de ce jeu, focalisée
sur sur la thématique du surréalisme et du retournage de cerveau, sans relire l'article que je
lui avais dédié...
Dans cet action-RPG construit sur un combat en TPS, vous incarnez Jesse Faden,
directrice du Bureau Fédéral du Contrôle, un bâtiment... vivant. Des étages
entiers bougent de place de leur propre volonté et les objets du quotidien sont dotés de pouvoir surnaturels :
se multiplier, hypnotiser, faire léviter... et en plus de ça, les gens
envoient au Bureau plein de courriers complètement lunaires !
Le surréalisme de Control réside dans les caractéristiques primaires de son univers mais aussi dans son
esthétique et son ambiance : un bâtiment brutaliste aussi gigantesque que labyrinthique et sans aucune fenêtre, une gravité pas tout à fait aux normes, un
intérieur corporate moderne avec une technologie du dernier siècle, des
lumières aux couleurs vives, des bruits étranges qui ponctuent cette atmosphère silencieuse et mystérieuse, des corps qui lévitent...
Côté gameplay,
le joueur bénéfice d'une petite panoplie de pouvoirs surnaturels à utiliser
dans des combats contre les entités étranges qui peuple les diverses divisions
du Bureau... y compris ses multiples ouvertures vers d'autres plans
d'existence avec leurs propres identités, que ce soit cosmique, abstrait, ou sans queue ni tête. Et je ne vous parle pas du passage de l'Ashtray Maze, une des séquences gaming les plus marquantes de ma vie, débordante de surprise, de créativité et de bizarrerie.
Death Stranding est un de mes jeux préférés de tous les temps, une
expérience indissociable de ma vie, et son surréalisme en est une raison
majeure - tout particulièrement dans le deuxième du nom.
Le but de Death Stranding (1 et 2) est de faire des livraisons dans un monde vaste et
désolé. Voilà, en gros c'est ça, vous marchez vraiment beaucoup et livrez des
trucs. Et ça se veut assez réaliste, en mode simulation de randonnée
sponsorisée par Colissimo. Un concept de gameplay bizarre en soi, accompagné
par une floppée d'autres bizarreries : histoire vraiment tirée par les cheveux ; univers général, lore, cinématiques et
chara design complètement loufoques ; contraste entre vastes étendues
naturelles, constructions futuristes et esthétique industrielle ; séquences
dans des mondes parallèles décousus, étranges et construits sur une logique de
rêve ; système innovant qui permet aux joueurs de créer des structures (ponts,
abris...) où ils veulent et de se les partager de manière aléatoire...
Le surréalisme de DS, c'est d'une part des éléments surréalistes en eux-mêmes, comme des scènes ou phases de gameplay qui font clairement écho à états de conscience altérée, et d'une autre part, c'est aussi une accumulation et une alliance d'éléments si différents les uns des autres qu'on se croirait dans une hallucination. Rien n'a de sens - tellement que, au final, tout a un sens.
Réservé à un public adulte. Présentation garantie sans spoilers. Regardé en VO.
J'ai écris cet article au fil des saisons, il est donc plus narratif et personnel que d'habitude.
Jouer à Death Stranding il y a deux ans m'a rendue très intéressée par les motos et m'a fait prendre conscience que c'est un intérêt que j'ai toujours eu quelque part au fond de moi, depuis l'enfance, manifesté de manière subtile. Depuis, cet intérêt n'a cessé de croître... et ce malgré mon 1m46 à cause duquel je ne pourrais peut-être jamais conduire ma propre Triumph, ma Honda ou ma Yamaha.
En bonne fan de motos, de Death Stranding et de Walking Dead, j'ai dévoré l'intégralité de Ride with Norman Reedus, un documentaire que je recommande très chaleureusement. C'est passionnant, terriblement bien réalisé, varié et particulièrement instructif, en pleine immersion dans la culture biker et la culture américaine dans son ensemble, celle du quotidien et des passionnés, authentique et rarement mise en avant dans les fictions. Et les décors naturels ? Irréels. Je ne m'imaginais pas faire tout un article dessus mais je voulais quand même en parler, je suis donc très contente que Sons of Anarchy me donne enfin cette opportunité ! Et à ce sujet...
Je connais l'existence de Sons of Anarchy depuis des lustres, sans surprise puisqu'il s'agit d'une série culte. Je la connais aussi parce que, au fil du temps, ma curiosité a été piquée par la présence de plusieurs acteurs de mes autres séries. C'est Kim Coates, par son personnage plus que magnétique de Walking Dead: Dead City, qui a enfin été la goutte qui a fait déborder le vase de ma curiosité...
Tout ce que je savais de la série, c'est que ça parlait moto et c'est tout. Elle m'a toujours renvoyé cette aura mystérieuse, insaisissable, inaccessible, compréhensible que par ceux qui connaissaient vraiment. Un sentiment de club fermé à l'imagerie culte dont la symbolique et les détails m'échappaient, un sentiment presque étrange que seule cette série a pu me faire ressentir.
J'en avais une image très mascu et virile qui me rebutait, mais la claque que je me suis prise avec Walking Dead et The Boys m'a appris à définitivement ne pas me fier à mes à priori. C'est donc un beau soir de 39 de fièvre que je me suis lancée dans cette aventure... qui m'a, à son tour, foutu une énorme claque.
Les Sons of Anarchy, également appelés SOA, SAMCRO (pour Sons of Anarchy Motorcycle Club, Redwood Original) ou encore Sam Crow pour la personnification qui joue sur l'homonymie, c'est un club de motards basé dans la charmante petite ville de Charming, Californie. Officiellement, c'est un club de passionnés qui a un business de garagiste. Officieusement... entre autres joyeusetés illégales, ils font du trafic d'armes et n'hésitent vraiment pas à tuer quiconque se met en travers de leur chemin.
Ouais, les membres de SAMCRO, c'est pas des rigolos. C'est des taulards, des criminels, des violents, des hors-la-loi, des meurtriers, des assassins. On va pas se mentir, le délire motard c'est bien plus le cadre général de cette série plutôt que son focus.
Sur le papier, c'est franchement pas mon truc. J'aime pas la violence gratuite et j'aime pas les séries où tu peux pas t'attacher aux personnages. Et pourtant, le constat est sans appel : j'ai été charmée dès le premier épisode et complètement conquise au troisième. Alors... pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que Sons of Anarchy fonctionne si bien, même sur quelqu'un qui n'est pas prédisposé à un tel genre, et même près de 20 ans après sa diffusion ?
J'entre dans mon premier épisode et je suis assez perdue. Carrément perdue, même. Les personnages défilent. Un tas de jargon, de noms propres et d'acronymes inexpliqués s'enchaînent. Des factions qui me sont inconnues se font la guerre à base de deals que je ne comprends même pas à moitié.
Sons of Anarchy démarre sur les chapeaux de roue, son univers est d'emblée impitoyable : tu t'accroche ou tu te casse. Ce qui m'a motivée à m'accrocher, outre la présence de mon cher acteur de Walking Dead, c'est l'humour. Peut-être que mon état fiévreux y était pour quelque chose, mais les deux premiers épisodes m'ont été... super drôles. Par certaines phrases ou situations mais aussi par le style général : tout était alambiqué, démesuré, brutal, à mille à l'heure. On aurait presque dit une parodie !
Et c'est là, le premier gros point fort de cette série : son sérieux dans sa démesure, son sérieux dans son non-sérieux voire son ridicule, son décalage, son rentre-dedans sans compromis. Ca vaut pour tout, et ça vaut aussi pour la violence. La violence de SOA n'est pas du tout grotesque et elle n'est que rarement gore, incomparable par exemple à The Boys, et les scènes brutales sont courantes mais utilisées à bon escient... mais je trouve quand même qu'il y a un petit quelque chose d'exagéré (notamment dans la totale quotidienneté des bagarres et tueries) qui permet d'alléger le poids de la brutalité, surtout dans la première saison qui se démarque un peu du reste.
Attention néanmoins, je ne dis pas que Sons of Anarchy est une parodie, une comédie ou un nanar impossible à prendre au sérieux, loiiiiin de là. L'humour et la démesure font partie intégrante de la série, mais autour de ça se construit tout un écosystème de lore, de personnages et de péripéties dramatiques qui est sérieux, captivant et nuancé, et parfois, très sombre, dur, cru et lourd.
Mon style vestimentaire est largement influencé par ce que portent certains de mes artistes préférés. Toute la base est la mienne, mais des détails sont inspirés voire copiés sur eux. Parfois c'est tout leur look qui m'inspire, parfois ce n'est que quelques tenues en particulier, et parfois c'est même une seule photo. Typiquement il s'agit d'accessoires ou vêtements très spécifiques, ou d'une combinaison d'élements, qui ne m'avaient jamais traversé l'esprit avant de les voir sur eux.
Je vais exposer ici mes plus grandes influences, et au passage vous montrer qu'on peut puiser de l'inspiration vraiment partout, et même trouver de l'inspiration gothique chez des gens pas lookés goth à la base ! ;)
Précisions :
- Je ne souhaite pas du tout copier ces gens juste pour les copier. Si j'adopte certains éléments de leur style c'est parce qu'ils me correspondent sincèrement. Ma démarche n'est pas celle d'une groupie irréfléchie mais celle d'une passionnée de fashion, d'interconnexions et de symbolisme. Et tout est adapté à mon propre look de base. Je ne copie pas bêtement, je ne me force pas à porter ce qui ne me plaît pas, et il y a toujours des différences.
- Je ne liste que les éléments que j'ai directement emprunté à ces gens, sans mentionner les éléments qu'on avait de base en commun même avant de les connaître, ni les approches et mentalités que j'ai en commun avec d'autres, ni les gens dont mon esthétique est proche sans que ce ne soit une réelle inspiration. Je vais ici me concentrer uniquement sur les éléments vestimentaires concrets que j'ai directement emprunté à d'autres gens.
Les inspirations et influences de mon style vestimentaire
Twin Tribes(Luis Navarro & Joel Niño Jr)
- Bolo tie (cravate texane) - Chemises - Une seule boucle d'oreille pendante, dont en forme de plume - Veste en cuir à franges - Un rouge à lèvres précis
Adopté en : 2024 Inspiration pour mes styles : tradgoth, casual goth
L'intro de cette année est surprenamment longue et personnelle, ne perdez pas votre temps à la lire si ça ne vous intéresse pas !
–––––––––––––––––––––––––––
Cette année, je suis tombée profondément amoureuse de Twin Tribes, un groupe que je connaissais déjà très bien depuis plus de trois ans, presque quatre maintenant. J'étais déjà bien fan pendant tout ce temps, mais leur nouvel album puis leur concert m'ont... transcendé ? fait voir ce que je ne voyais pas avant ? fait passé du côté obscur de la force ? J'ai beau chercher, en 26 ans de vie je ne pense pas déjà avoir vécu ça. Je ne me souviens même plus de comment c'était avant. C'est une expérience unique, bizarre, surprenante, déroutante, déstabilisante, mais surtout très euphorique.
"Euphorique", c'est un mot qui a bien marqué toute cette année au-delà de la musique, avec le mastodonte émotionnel qu'est Final Fantasy VII Rebirth, l'excellentissime Astro Bot, le surprenant Stellarblade, les délicieuses extensions d'Elden Ring et Alan Wake 2...
Par ailleurs, la musique m'a réconciliée avec l'espagnol. J'ai beau avoir eu 20 au bac d'espagnol, les cours m'avaient dégoûtée de cette langue que j'avais fini par trouver moche et ennuyante. Après près d'une décennie à n'avoir qu'un lien très éloigné avec, la musique m'a mené à avoir beaucoup baigné dedans cette année, jusqu'à même enfin me motiver à me procurer un roman espagnol, inexistant en français ou anglais, que je convoitais depuis 13 ans. Un rêve presque aussi vieux que la présence du goth et du metal dans ma vie. Au final, en quelques mois j'ai entendu et lu presque autant d'espagnol qu'en six ans de pratique scolaire, tout en y prenant bien plus de plaisir. C'est fascinant.
"Euphorique", c'est un mot qui va revenir plusieurs fois dans cet article. Je ne me concentre que sur les découvertes de groupes et d'albums, mais impossible de ne pas mentionner que j'ai enfin vu, après 7 ans de passion, les deux reines surréelles que sont Lana Del Rey et Eivør. J'ai également vécu, entre autres, mon troisième concert de Draconian, durant lequel j'ai réalisé un rêve vieux de 15 ans, et mon cinquième round de She Past Away, plus euphorisant que jamais. Et à ce sujet, j'ai beaucoup renoué avec la musique gothique, que j'avais mise un peu de côté ces deux dernières années au profit d'autres univers musicaux, et j'ai même passé beaucoup de temps à décortiquer pourquoi j'aime autant le gothique, dans un article que j'ai vécu comme une lettre d'amour.
L'euphorie, et ce sentiment que, plus que jamais, la musique est une profonde source de spiritualité. Un moyen de toucher le sacré, d'entrer en communion avec la vie elle-même, jusqu'à même la transcender, aller bien au-delà de ses limites habituelles pour atteindre quelque chose d'inexplicable, incompréhensible et puissant.
C'est parti pour retracer tout ça dans cette neuvième édition de mes découvertes musicales de l'année...
–––––––––––––––––––––––––––
RÜFÜS DU SOL
Deep house, alternative dance, indie electronic – Australie
Avec 9,4 millions d'auditeurs mensuels (6,5 quand j'ai commencé à écrire ça en mars), RÜFÜS DU SOL est le 5ème groupe le plus populaire de ma collection. Pourtant, il m'aura fallu deux ans pour les adopter. Dans la catégorie "laisser le temps faire les choses"...
En 2022 je suis tombée sous le charme des deux chansons ci-dessous, que j'ai de suite adoptées dans ma collection et que j'écoutais régulièrement. Malgré ça, le reste de leur discographie ne m'a pas du tout charmé.
Sauf qu'ils ont continué à beaucoup m'intriguer, notamment à cause de leur étrange nom. Alors deux ans plus tard, je réessaie d'écouter, motivée par Final Fantasy VII Rebirth et son Rufus Shinra que j'adore un peu trop. Et là, la magie opère. Chaque album a une ou deux chansons que j'aime moins, mais en dehors de ça, pouf, c'est adopté. Adopté puissance mille.
Au croisement de plusieurs genres (deep/tech/prog/melodic house, alt dance, indie electronic, techno...) au point d'être difficilement classable ou imitable, la musique de ce trio australien est à la fois douce et dansante, feel good sans être simpliste, parfois mélancolique, souvent introspective et atmosphérique. Le tout est accompagné d'une voix très singulière dont la vulnérabilité n'est que renforcée par l'utilisation régulière d'un falsetto. De nombreux titres bénéficient également d'éléments expérimentaux et d'envolées psychédéliques et éthérées qui peuvent créer une ambiance complètement ritualiste et méditative. Je n'avais encore jamais fait l'expérience d'une ambiance pareille sur ce genre de musique, et je n'avais pas non plus connu de musique qui s'écoute et se vit de façons aussi différentes selon le contexte et l'humeur.
Par leur sonorité, leurs paroles, leur esthétique et leurs habitudes, RÜFÜS créent une atmosphère toute particulière : le désert, la plage, les festivals, les lasers, l'autoroute, la contemplation solitaire et la communion de milliers de personnes. Des lieux et visuels aussi contradictoires que complémentaires, qui créent un voyage abstrait. C'est profondément éthéré, mais pas une éthéréalité cosmique comme ISON, ni primale comme Wardruna ou Heilung. Rüfüs, c'est une éthéréalité euphorique, émotive, tournée sur les sentiments intérieurs et les relations avec les autres, avec l'art, avec la nature, avec notre monde intérieur et extérieur.
Les activités musicales de Rüfüs Du Sol s'articulent autour de trois pôles : la création musicale en studio, les concerts et les DJ sets. C'est donc à la fois un groupe et un trio de DJs.
Les DJ sets sont des soirées pouvant durer jusqu'à quatre heures pendant lesquelles ils mixent leur propre musique avec celle d'autres artistes gravitant autour de leur style. Jamais auparavant je ne m'étais intéressée à ce concept, et pourtant j'ai envisagé aller à Londres pour assister à un de leurs sets ! Rüfüs sont extrêmement doués pour créer des mix immersifs et pour donner du charme à des chansons que je n'irai pas forcément écouter seules.
En ce qui concerne leur propres albums et concerts, dans une scène musicale dominée par les formats courts comme les EPs et singles, Rüfüs s'articule autours d'albums, un format bien plus long. D'ailleurs le trio n'ésite pas à produire des chansons plutôt longues et clôturer chaque album par un voyage atmosphérique qui varie entre 7 et 10 minutes. Enfin, l'un des membres du trio est un batteur, ce qui confère aux albums et aux concerts une profondeur toute particulière. Ce mélange d'électronique et d'organique, plutôt rare dans le milieu, est central à l'identité du groupe. Sur scène, Rüfüs utilisent leurs talents de DJs pour créer des transitions entre les chansons et faire quelques mixages en direct, l'occasion pour nous d'entendre des choses qui n'existent pas sur les albums et pour eux de s'amuser et briller individuellement lorsqu'il s'agit de solos de batterie ou d'expérimentations au clavier.
Je ne suis que très rarement intéressée par les remix, et j'ai un désintérêt encore plus prononcé pour les versions qui changent totalement l'aspect de la chanson originale, qui n'en retiennent pas le coeur. Néanmoins, les remix de RÜFÜS (ceux publiés officiellement en tous cas) sont si nombreux que je me suis laissée tentée, et je n'ai pas regretté. Je ne les apprécie pas tous, mais il y en a un paquet que j'aime énormément car ils approfondissent les chansons originales, notamment en étendant l'aspect instrumental ou en appuyant sur de nombreux aspects déjà présents. Ces remix ne sont pas des parasites inutiles et sans âme ou sans cohérence, au contraire, ils s'intègrent parfaitement dans la discographie de base et viennent prolonger l'expérience d'écoute de manière logique et harmonieuse.
Côté humain, Rüfüs n'est pas un groupe qui laisse indifférent non plus. Tyrone, James et Jon, c'est des gars qui viennent au studio en costard cravate le vendredi, juste pour le plaisir de jouer aux gentlemen. C'est des gars qui se disent "et si on filmait un concert en plein désert à la tombée de la nuit, devant personne, juste pour le fun ?" et qu'ils en font un véritable bijou audiovisuel. Ou bien "et si on fondait notre propre label pour aider des artistes en qui on croit et rendre hommage à ceux qui nous ont aidé à l'époque ?" ; "et si on organisait notre propre festival, avec des rave party la nuit et des activités de méditation la journée ?" ; "et si on faisait notre propre thé alcoolisé ?". Ces projets, bien que totalement annexes à leur musique, sont issus d'envies et d'histoires personnelles et témoignent de la créativité, de la passion, du dévouement, de l'indépendance et de l'authenticité qu'on retrouve dans leur musique et leurs prestations scéniques.
Pendant deux ans, RÜFÜS DU SOL était un groupe dont je n'aimais que deux chansons... et puis, au début de l'année, ce trio venu de l'autre bout du monde est devenu une partie intégrante de ma collection de musique électronique (et de ma collection de CDs), avec une musique que je trouve terriblement touchante, planante, délicate et euphorique. Certaines chansons me donnent quasi-systématiquement des frissons, même après de très nombreuses écoutes, que je sois immobile ou en train de danser dans tous les sens. Leur musique me transporte et me fascine continuellement, elle est source de réconfort et d'émerveillement. À en juger par la simple longueur de cette présentation, vous pouvez deviner qu'il s'agit d'une découverte majeure non pas à l'échelle de l'année mais à l'échelle de ma vie toute entière.
De deux chansons à toute une discographie. De l'indifférence à la passion. De mon salon à la scène du Zénith de Paris à l'été prochain.
La musique est magique.
You make me feel like I'm levitating, feel like I'm flying babe, whenever I'm with you
Bon. Twin Tribes n'ont pas réussi à me convertir au rock en español qu'ils citent comme une influence majeure. Désolée Los Prisonieros, La Unión et autres Soda Stereo, j'ai franchement du mal. Le rock gothique de Héroes del Silencio est pas mal, mais trop répétitif et old school pour une écoute fréquente. Par contre, j'ai adopté Caifanes. Doucement mais sûrement, ils se sont frayé un chemin non négligeable dans mon coeur... Dans le premier jet de cette présentation, quand je n'avais pas encore fini de les découvrir, j'avais écris que "c'est loin d'être une révolution pour moi". Mais en fait, bah, si. Pas de la même manière que Rüfüs Du Sol, mais une révolution quand même. Qui a d'ailleurs détrôné Rüfüs de sa place de la présentation la plus longue...
La musique de Caifanes n'est pas du tout qualifiable de gothique mais ils sont considérés comme les The Cure latino, que ce soit pour leur look ou leurs sonorités. Jugés trop bizarres et même trop extrêmes pour la scène mainstream, ils ont d'ailleurs subi une certaine censure et ont commencé de manière très underground avant d'exploser en popularité. Le contexte historique est également notable : provenant d'une ère où le rock quel qu'il soit a été littéralement banni du Mexique pendant vingt ans, leur aura alternative a joué un rôle important dans la culture gothique et underground locale et sur le rock mexicain dans son ensemble, duquel ils sont désormais vus comme incontournables.
Néanmoins, malgré tout ça et malgré leurs 7 millions d'audieurs mensuels (alors même que tout un album est absent de la plateforme), ils semblent complètement inconnus en Europe. Je n'ai trouvé aucune trace d'un quelconque concert européen en pas loin de 40 ans de carrière. Bon, ok. Quelques jours après avoir écrit cette phrase j'ai trouvé des traces d'un concert en Belgique et un en Espagne. Un mois plus tard, dans une obscure vidéo, j'ai trouvé une autre date : le 28 août 1995, au Chesterfield, un petit café... parisien. Des traces de trois concerts européens, dont un en France. Des concerts qui datent d'avant ma naissance. Et qui, en réalité, n'ont au final jamais eu lieu.
Actifs entre 1986 et 1996 puis depuis 2011, Caifanes proposent un mélange de rock alternatif et progressif, post-punk, légèrement new wave et psychédélique, infusé de folk et de sonorités mexicaines dont la cumbia (cf la dernière entrée de cet article).
Sans être un groupe de musique traditionnelle ou spirituelle, le mysticisme est une part importante de leur identité. Musicalement, cela se manifeste à travers des sonorités tribales et folkloriques, mélangées à des guitares atmosphériques, mélodiques, lourdes et expérimentales, qui frôlent parfois la limite du metal, avec une voix qui peut être aussi puissante que délicate. Thématiquement, on retrouve fréquemment une imagerie liée au surréalisme, la transcendance, la mort, l'introspection, la sensualité et la sexualité, les questionnements existentiels, les sentiments forts, le voyage intérieur et extérieur, la connexion à soi, à la nature, au cosmos et au monde. On est donc sur un style profondément introspectif et poétique, tout en étant varié. Les ambiances qui en découlent sont le reflet de cette diversité : énergique, calme, mélancolique, atmosphérique, rêveur, énervé, sensuel, motivant, contestataire, mystérieux, spirituel... Caifanes ont de tout et le font très bien.
Cette identité nationale/régionale, cette profondeur thématique et cette diversité musicale distinguent très fortement Caifanes de mes autres groupes de rock, new wave et 80's. Ils ont des choses en commun avec Indochine, Culture Club, New Order, Tool, et même Poets of the Fall et Crippled Black Pheonix, mais ils ont surtout des différences majeures, qui font qu'ils ne sont réellement équivalents à rien d'autre que j'écoute déjà.
Sans même parler de cette voix juste magnifique que ce soit à 25 ou à 60 ans (et ce malgré quarante opérations pour des tumeurs de la gorge, plus impressionnant tu meurs !), et de ces paroles délicieusement poétiques qui peuvent être très intenses. Avec des engagements sociaux explicites, notamment en faveur des droits humains quels qu'ils soient et contre la corruption gouvernementale, la pauvreté, le manque d'éducation, les féminicides et violences faites aux femmes, le racisme et l'homophobie. Je viens à l'instant de lire une phrase dans interview : "on aime faire des choses qui rendent les gens heureux, qui les euphorisent". Et ça se voit. En concerts, qu'ils appellent d'ailleurs des rituels, ils invitent sur scène des fans, qu'ils appellent d'ailleurs alliés, et interagissent énormément de manière générale. Sur les réseaux, il y a beaucoup plus de photos des fans et de leur staff que d'eux-mêmes. Passion musicale et bienveillance, générosité, communion et humanisme. Que demander de plus ?
Je me rends compte que je n'ai jamais écrit de petite présentation de ce qui me plaît dans la culture gothique. Après presque 10 ans de blogging et plus de 16 ans de gothisme, il serait temps que je verbalise ma passion. Voici donc mon témoignage hautement personnel de ce qui m'attire tant dans la culture gothique, même après toutes ces années. Une manière de fêter la longévité de ce blog et de ma passion, mais surtout une lettre d'amour à cette culture, à sa richesse et à tout ce qu'elle m'apporte.
L'ESTHTÉTIQUE
J'ai toujours eu un rapport très abstrait à mes goûts vestimentaires et plus généralement esthétiques. "Les goûts et les couleurs ne se discutent pas" n'a jamais été aussi vrai. J'aime m'habiller comme je m'habille, tout en noir, avec plein d'éléments différents. J'aime que mon maquillage soit un mur de noir. Pourquoi j'aime ça ? Parce que. Ni plus ni moins. Une partie des goths aiment l'aspect spooky, flippant, étrange, rebelle voire macabre de cette esthétique. Perso je n'ai jamais pensé à ça de cette manière, je suis très déconnectée de cette vision. Je l'ai toujours trouvée belle, attirante, géniale à voir et à porter, mais je ne l'ai jamais liée à une expressivité flippante ou macabre. Non, l'esthétique goth me parle car elle me parle, c'est tout. De manière très profonde, innée, abstraite, instinctive. Vous voyez la mentalité "l'art pour l'art", le fait d'écrire de la poésie sans aucun autre but d'exister et que ce soit joli, sans y attribuer un quelconque message ou symbolisme ? Bah je pense pareil de mon esthétique vestimentaire goth.
Et avec cette esthétique, je m'amuse, je crée, j'assemble. Je m'approprie ses codes. Je prends un élément d'une tenue pour en faire une tenue différente, je multiplie les accessoires, je varie les formes, les textures, les longueurs. Je joue avec la symétrie et l'assymétrie. J'adapte aux saisons. Robes et jupes longues et courtes, t-shirts de groupes, hauts neutres, résille, jeans basiques ou pantalons en vinyl, vestes en cuir ou longs gilets. Et j'en passe. Du minimalisme au maximalisme, du super simple et décontracté au détaillé et giga stylé, en passant par tout ce qu'il a entre les deux. Soigneusement pensé et travaillé pendant des heures ou concocté cinq minutes avant de sortir. Avec ou sans maquillage, avec ou sans mes lunettes. Sans même parler des différentes branches : je suis casual et trad la plupart du temps, mais romantique à inspiration victorienne quand l'occasion se présente, et j'ai eu l'occasion de m'amuser avec du cyber et du médiéval aussi.
Mon style vestimentaire est intimement lié à la musique. En plus de ma collection de t-shirts à l'effigie de mes groupes préférés, la plupart de mes tenues sont inspirées, volontairement ou non, subtilement ou non, par la musique. Certains groupes m'inspirent des tenues à base de longues robes en velours et corsets, tandis que d'autres m'inspirent des pantalons en vinyl et des accessoires remplis de chaînes. J'ai également directement volé des éléments esthétiques à certains musiciens après être tombée amoureuse de ces idées qui ne m'avaient pas encore traversé l'esprit. Tiens d'ailleurs ça sera mon prochain sujet ! [l'article a été publié depuis : Les inspirations de mon style vestimentaire]
Même en achetant de nouveaux vêtements que très rarement, les possibilités sont infinies. Je m'habille également en métalleuse et ce que j'appelle psychédélique sombre (cf mes styles vestimentaires), mais c'est de très loin le gothique qui est le centre de ma créativité vestimentaire. Ci-dessous, petit échantillon de mes tenues préférées de cette année (avec une petite exception d'il y a trois ans).
LES THÉMATHIQUES
Croyez-le ou non, je n'aime pas du tout Halloween et je ne crois ni ne souhaite croire à aucune forme de religion, de paranormal, d'occultisme ou de pseudoscience. Par contre j'adore les vampires, les cimetières, les roses fanées, la nuit, le brouillard, les trucs pseudo-mystiques fictifs, l'introspection, la solitude, les ténèbres, la poésie, le macabre, le rêve d'immortalité d'un côté et l'acceptation de la mortalité de l'autre... Je ne suis pas du tout fan d'histoires d'amour, mais j'aime une bonne romance sombre, mystérieuse, lente et impossible. J'adore quand ces thématiques sont traitées dans ma musique (et plus largement dans l'art tout court), souvent de manière exagérée, ce qui créé une sorte de compréhension mutuelle et tacite entre l'artiste et l'auditeur. Bien entendu il y a un paquet de chansons sérieuses, réellement tristes ou lourdes, mais ça c'est comme n'importe où ailleurs. C'est pour ça que je veux m'attarder sur ces histoires ténébreuses qui sont à la fois sérieuses, car on aime vraiment ça, et pas sérieuses, car c'est évidemment surjoué et irréaliste. C'est parfois même fait avec un second degré évident. Il y a une sorte d'espiéglerie, de jeu avec la narration et l'identité que je ne retrouve dans aucun autre courant musical que j'écoute, en dehors de certaines branches spécifiques du metal.
LA MUSIQUE
La musique gothique, en plus d'être d'une richesse inouïe, possède un magnétisme particulièrement unique. Chaque nouveau groupe que je découvre procure des sentiments à la fois nouveaux et familiers. La musique goth est réconfortante, elle me fait sourire, danser, vibrer, frissonner.
La musique goth est à la fois minimaliste et maximaliste et j'adore tant cette dualité. Entre les titres qui ne ne cessent de me faire danser et chanter et les titres qui me transportent dans leurs histoires narratives ou leurs paysages sonores atmosphériques. La mise en avant de la guitare basse, utilisée non pas comme un accompagnement mais comme un instrument principal, me fait complètement planer et me remplit de joie, je me noie dans ces sonorités profondes à la texture irremplaçable. Je ne vais même pas essayer de décrire mes sentiments pour les mélodies aux guitares et au synthé, c'est juste trop compliqué. La batterie, généralement une drum machine minimaliste, a une sonorité très stable au sein de toute la musique, ce qui crée un sentiment de rythme et de familiarité. Au niveau des paroles, j'adore les thématiques variées allant du cliché au surprenant.
J'adore le fait qu'il n'y ait presque pas de styles de chant conventionnel, et qui sont des styles que je ne retrouve nulle part ailleurs. J'adore l'expressivité grandiloquente et théâtrale, remplie d'énergie dramatique, et j'adore son opposé avec des voix dont l'expressivité est contenue, des voix minimales, profondes, caverneuses, presque monotones, d'une éthéréalité tournée vers l'intérieur. Je suis particulièrement sensible à cette deuxième catégorie, qui comporte des voix qui m'obsèdent, me hantent, me foutent des frissons, m'hypnotisent, me fascinent.
For context, this is written with 7 years of experience in goth clubbing that is very specifically in Paris, France.
Two weeks ago I went to a Twin Tribes concert after three years of being a huge fan. It was beyond perfect, and it motivated me to go to my first goth party in a year and a half. I really wanted to immerse myself a little more in my favourite music. I'm well aware that a concert and a nightclub don't have the same intensity, but still, it was nothing like I imagined.