Articles

Affichage des articles associés au libellé Divers

Le guide de la demisexualité

La demisexualité

 

La demisexualité est une orientation sexuelle située sur le spectre asexuel, faisant partie du groupe LGBT. Il en va de même pour le demiromantisme.

Dans cet article écrit avec toute une vie d'expérience, de nombreuses années de recherches et d'échanges ainsi que plusieurs années de gestion de la plus grande communauté en ligne qui y est dédiée, j’espère expliquer au mieux ce qu’est et n’est pas la demisexualité.

N’hésitez pas à me poser de questions en commentaires si vous trouvez certains passages pas assez clairs :)


Drapeau demisexuel. Le blanc représente la sexualité et le noir l'asexualité. Le gris est donc un mélange des deux, symbolisant les personnes de tout le spectre compris entre la sexualité et l'asexualité. Enfin, le violet représente la communauté.


Définition

La demisexualité est une orientation sexuelle sur le spectre asexuel (également dit « ace »). Elle fait partie des identités LGBT, le A du sigle étendu LGBTQIA+ désignant l'asexualité et l'aromantisme. Il en va de même pour le demiromantisme et le spectre aromantique (aro). 

Une large étude a estimé que seulement 1% de la population se situe sur le spectre asexuel, et parmi eux, 5% sont plus précisément demisexuels.

« Demi » veut dire « à mi-chemin entre ». Être demisexuel, c’est donc partager des traits de l’allosexualité (le fait d'être capable d'être attiré par quelqu'un) et de l’asexualité (le manque d’attirance sexuelle). 

La demisexualité désigne l'incapacité totale d'être sexuellement attiré par qui que ce soit, sauf s'il s'agit d'une personne avec qui on partage déjà un lien émotionnel fort. Une personne demisexuelle est capable de ressentir de l'attirance sexuelle, mais cette attirance est limitée par la condition précise d'avoir un lien émotionnel préexistant et important. La préexistence de ce lien est l'unique condition sous laquelle un demisexuel peut être attiré par quelqu'un. Une autre façon de le dire serait « asexuel sauf (jusqu'à) exception » ou « asexuel qui peut ressentir une attirance si et seulement si la condition précise d'un lien émotionnel fort est respectée ». 


La demisexualité, comme n’importe quelle autre orientation sexuelle, n’est pas un choix de vie.

 Ce n’est pas « attendre le prince charmant », ce n’est pas « vouloir vivre un conte de fée », ce n’est pas « se préserver », ce n’est pas l’abstinence, ce n’est pas « se respecter », ce n'est pas « être sélectif ou exigeant », ce n’est pas « prendre son temps »,  ce n'est pas « être pudique, old school, traditionnel, conservateur ou super romantique », ce n’est pas « se concentrer sur l'émotionnel et le romantisme », ce n’est pas « préférer passer par l’amitié d’abord », ce n'est pas un « besoin de faire confiance avant d’engager une relation »,  ce n'est pas « le sexe c’est mieux quand y’a des sentiments ». 

La demisexualité, ce n’est pas « préférer, valoriser, choisir » ou « ne pas aimer, avoir peur, rejeter ». Ce n'est pas « vouloir » ou « ne pas vouloir » quoi que ce soit. 

La demisexualité n’est pas un état d’esprit, une philosophie de vie, une préférence relationnelle, une valeur morale ou une conviction personnelle. La demisexualité n’est pas déterminée par les choix que l’on fait ou le type de vie amoureuse ou sexuelle que l’on préfère ou aimerait avoir. 

La demisexualité est déterminée uniquement par l’incapacité totale de développer des sentiments sexuels envers quelqu’un avec qui l’on n’est pas déjà très proche. Une personne demisexuelle est entièrement incapable ressentir de l'attirance sexuelle envers quelqu’un qui ne compte pas déjà pour elle, indépendamment de ses choix et préférences.


Pour résumer, voici quelques façons courtes de formuler la définition de la demisexualité :

- Je suis complètement incapable de ressentir des sentiments sexuels pour quelqu'un si je ne suis pas déjà très proche de cette personne

- Mon attirance sexuelle est strictement conditionnée et limitée par la préexistence d'un lien émotionnel fort

- Je suis presque entièrement asexuel : je peux être attiré par quelqu'un, mais uniquement après avoir formé un lien émotionnel fort

- Je suis physiquement incapable d'être attiré par quelqu'un qui ne compte pas déjà énormément pour moi

- La seule chose qui me permet d'être attiré par quelqu'un, c'est l'existence de sentiments émotionnels importants

Mon tricot [DIY]

Article publié le 12 août mais antidaté au 10 avril afin que mes trois articles sur les jeux Remedy soient ensemble. Ils méritent de ne pas être interrompu par mon médiocre tricot...

Après la création de ma battle vest et de mon classeur des concerts, il est temps de vous faire part de ma nouvelle plongée dans le fabuleux monde des loisirs créatifs : j'ai nommé le tricot !

Loin d'être une activité pour grands-mères ou d'être une activité hivernale (ou les deux), c'est un musicien qui m'a donné envie de me lancer dans le tricot, en pleine canicule. Et je n'en suis que ravie, puisque ça me permet d'occuper mes vacances vides tout en créant mes propres vêtements ! Le tout en ayant l'occasion de donner vie à mes CDs et mon walkman...


Dans cet article, je vais vous présenter mes divers projets (et tout comme mes deux autres articles de loisirs créatifs, je le mettrai à jour au fil du temps). Et j'aimerais également donner quelques conseils, de débutante à débutants ! Retrouvez ces conseils en toute fin d'article.

Sommaire
N'hésitez pas à cliquer sur ces titres pour un accès rapide 



Le Darkling Tag

Avoir une grande panne de wifi veut dire avoir plein de temps pour participer à un nouveau tag ! Yay ! :D

Après les confessions anti-goth / les clichés goth / le goth tag, me revoilà cette fois-ci avec le darkling tag. Ces activités se faisant toujours en anglais, comment vous traduire "darkling" ? Prenons le mot "earthling", c'est une façon un peu humoristique de désigner un "terrien". Donc un "darkling" est... un habitant du dark ? Paraît-il qu'il existe un insecte nommé "darkling beetle", qui se traduit par ténébrion... tiens c'est vachement sympa ça, ténébrion ! Sans déconner, il nous faudrait aussi en français des ptits surnoms comme ça pour désigner les goths...


LE DARKLING TAG
(aka le tag du ténébrion qui ne parle pas anglais)

Questions simples


Quel est ton parfum de bougie préféré ?

J’adore les bougies, mais niveau choses parfumées, je me tourne plutôt vers les parfums et l’encens.

As-tu un livre préféré ?

L’œuvre de Charles Baudelaire est l’œuvre de ma vie. Sinon, côté fiction, je crois bien que mes roman préféré sont Alexia, quand nous étions morts de Francesc Miralles, et les classiques Entretien avec un vampire et Dracula... Et côté non-fiction, je suis fan des essais funéraires de Caitlin Doughty.

Thé ou café ?

Thé, définitivement. J’aime beaucoup les desserts arôme café, et je peux apprécier un café s’il y a plus de la moitié de lait et trois cuillères de sucre - sinon, je n’aime vraiment pas le café.

Quelle est ta marque et ta couleur de rouge à lèvres préféré ?

Le noir de chez Nyx est le seul noir que j’ai pu tester, mais je ne peux pas m'en passer !

Quels sont tes parfums préférés ?

J’en ai plusieurs, je suis une grande personne à parfums. J’adore les parfums forts et étranges, comme par exemple les patchouli de Parfume Noire ou d’Adopt, le Black Opium, ou le So Elixir d’Yves Rocher. Mais j'aime aussi les parfums délicats et fruités comme le Sensational de Céline Dion ou Gotha de A New World (une sous-marque inconnue à trois francs six sous).

As-tu un crush de célébrité ?

Pfiou, j’en ai tellement, vous n’avez pas idée. C'est à vrai dire une grande part de moi : je découvre un artiste, je lis de nombreuses interviews, je commence à trouver la personne belle et cool, et comme ça en boucle... C'est un vaste sujet mais c'est en partie lié à mon hypersensibilité qui fait que je m'attache profondément à l'art, et parfois aux artistes qui sont derrière. Mais, pour être clairs, pour moi un crush oui ça comporte de l'attirance esthétique, mais c'est toujours plus profond que ça. Et y'a jamais de sentiments romantique ou sexuel dans le tas.
Juste pour en citer quelques-uns, et des français en premiers, tiens : Nicola Sirkis, Julien Doré, puis David Tennant, Aidan Gillen, Jodie Whittaker, Einar Selvik, Lana del Rey, Björk, John Simm, Chris Pohl et beaucoup d’autres acteurs britanniques.

Si tu devais laisser tomber le noir, quelle autre couleur choisirais-tu à la place ?

Le classeur des concerts [DIY]

Je fais partie de ceux pour qui jeter un billet de concert est inconcevable. Et je vais à des concerts régulièrement depuis presque 10 ans... autant dire que les billets de concerts s'accumulent !

Au moment où je n'avais que quelques billets de concerts, je les mettais dans un tableau, accroché à mon mur. Mais avec le temps, ça devenait impossible à faire.

Alors, depuis longtemps déjà, je garde mes billets dans une pochette dédiée à cet effet. Mais là aussi, avec le temps, ça s'accumule, ça se mélange...

Un petit aperçu de ma pochette à billets - et encore, il y en a plein qui sont
entassés sous ceux que vous pouvez voir...!

Alors j'ai eu cette idée qui me trottait dans la tête depuis un moment, et c'est un concert récent qui m'a motivée à enfin me lancer : créer un classeur dédié aux concerts, et même mieux, en faire quelque chose de vrai, de beau.

Page de garde, setlists et photos développées, pour que chaque concert soit joliment présenté, comme dans un album photo.

Bien sûr, je ne prétends pas révolutionner le monde, ce concept doit exister depuis bien longtemps et ce n'est au final qu'un type d'album photo très précis. Mais je suis tombée sur cette idée par moi-même, et je souhaite simplement vous en partager ma version.

Alors si vous aussi vous êtes un fana des concerts et que vous aimeriez rendre honneur à tous ces billets qui s'accumulent, je vous propose ici de suivre un petit tuto sur la création d'un classeur des concerts !




LE CLASSEUR DES CONCERTS

Fondamentalement, du début à la fin, vous pouvez organiser ça de la façon que vous voulez. Comme tout projet de loisirs créatifs, c'est censé être personnel ! Je vous donne ici ma version du projet, libre à vous de faire la votre comme vous le sentez.

4 étapes simples et rapides pour créer ce classeur - je vous les détaille ci-dessous.

Mes 10 Clichés Goth

Bonjour ! Voici un tag que je voulais faire depuis, oulà, des années !

Je devais le faire au format vidéo, en anglais, et cet article devrait être une version française cette vidéo. Au final, pour plein de raisons diverses (notamment mon mal de gorge là tout de suite), cette vidéo traîne toujours et encore. Par conséquent, afin de ne pas garder cet article en brouillon pendant dix ans, je le poste avant la vidéo ! Une ptite exclu pour vous les français ;)


Les clichés goth, qu'est-ce que c'est ?

C'est un tag où on liste dix faits qui font de nous des clichés ambulants, en particulier des goûts, avis ou habitudes qui sont communément admis au sein de la communauté. Evidemment, ce tag est complètement humoristique ! Si vous souhaitez vous renseigner sur les vraies idées reçues à propos de la culture gothique, rendez-vous ici.

Les clichés goth sont l'inverse des confessions anti-goth.

Allez, c'est parti !

MES 10 CLICHÉS GOTH



1. Je me suis teint les cheveux en noir. Y'a pas plus cliché que ça, pas vrai ?

2. J'aime les cimetières. Ah bah si, j'ai trouvé encore plus cliché que le premier point ! J'adore passer du temps dans les cimetières et en visiter quand je voyage. D'ailleurs, en parlant de cimetières, la tombe sur laquelle je passe le plus de temps, c'est...

Mes 10 Confessions anti-goth

Bonjour ! Voici un tag que je voulais faire depuis, oulà, des années !

Je devais le faire au format vidéo, en anglais, et cet article devrait être une version française cette vidéo. Au final, pour plein de raisons diverses (notamment mon mal de gorge là tout de suite), cette vidéo traîne toujours et encore. Par conséquent, afin de ne pas garder cet article en brouillon pendant dix ans, je le poste avant la vidéo ! Une ptite exclu pour vous les français ;)


Les confessions anti-goth, qu'est-ce que c'est ?

Ungoth confessions dans sa version anglaise, confessions anti-goth dans sa version traduite à ma manière, c'est un tag où on liste dix faits qui font de nous des faux goths, en particulier des goûts, avis ou habitudes qui vont à l'encontre de ce qui est communément admis au seins de la communauté. Ce tag est complètement humoristique, et a pour but de rire de soi !

Les confessions anti-goth sont l'inverse des clichés goth.

Allez, c'est parti !

MES 10 CONFESSIONS ANTI-GOTH


1. J'écoute beaucoup de musique non-goth. La musique goth est toute ma vie, mais au même titre que le metal, car je suis autant goth que métalleuse. Et en plus de ça, mes goûts musicaux sont très variés : folk spirituel scandinave, musique de jeux vidéo, Lana Del Rey, Indochine, Julien Doré, Michael Jackson, t.A.T.u... j'écoute même un peu de dubstep ici et là. Toute la musique que j'écoute fait partie de ma vie et de mon identité.

2. Je ne me maquille pas tous les jours. Eh non. Pour moi, le maquillage est un accessoire, au même titre qu'un collier ou une ceinture. Ce n'est pas une nécessité, et je n'utilise jamais le maquillage pour être plus belle ou pour cacher mes cernes ou mon acné. Ce qui fait aussi je n'ai que très peu de maquillage, et tout ce qui est crèmes, fond de teint, concealer, palettes et je ne sais quoi d'autre, je trouve ça complètement inutile. Je vois vraiment le maquillage comme un accessoire. Si j'estime que ma tenue n'a pas besoin de cet accessoire, je ne me maquille pas. Je me maquille uniquement quand je trouve qu'il manque quelque chose à ma tenue. Mais vu qu'au quotidien je m'habille surtout en jean-tshirt, je ressens rarement le besoin de me maquiller - ou sinon, un peu d'eyeliner ou du rouge à lèvres, mais le full goth makeup, je réserve ça pour les full goth tenues.

3. Je me suis teint les cheveux que très récemment, en janvier. C'est-à-dire que j'ai passé 9 ans de gothisme en tant que blonde. Sacrilège !

Ma battle vest metal [DIY]

Dernière mise à jour : août 2024


Quelque part en octobre 2018, je me suis lancé dans ce qui est mon premier vrai do it yourself : ma battle vest. Élément incontournable de la garderobe d'un métalleux, après toute une décennie de passion, il était temps que j'aie la mienne !

Une battle vest, ou battle jacket, est une veste, généralement en jean, sur laquelle un métalleux attache des patchs avec les logos ou pochettes d'albums de ses groupes préférés. Je ne vais pas m'attarder sur l'histoire de la battle vest, puisqu'il existe de nombreux articles et vidéos à ce sujet. Je vous conseille cette vidéo en particulier :)

Une battle vest sert à rendre hommage aux groupes qu'on aime. En concerts, une battle vest peut donner lieu à des compliments, des discussions, ou simplement des gens qui ne vont rien vous dire mais qui vont être ravis de voir qu'un inconnu partage les mêmes goûts. Et puis ça donne de la visibilité (voire de l'argent si le patch est officiel) aux groupe que vous aimez, et ça c'est top !

Une seule règle régit la création d'une battle vest : l'authenticité. Une battle vest est un vêtement unique et à votre image, elle doit refléter et vos goûts et votre personnalité. En dehors de ça, c'est carte blanche !

Alors, en ayant tout ça en tête, je me suis lancée dans la création de la mienne...


SOMMAIRE

N'hésitez pas à cliquer sur ces titres pour une navigation plus rapide

I - Le lancement 
II - Changer la couleur d'un patch
III - Créer un patch soi-même

Tout est parti de cette veste bleue, qui a atterri je ne sais comment dans mon armoire il y a des années, et qui ne me servait littéralement à rien, puisqu'au grand jamais je n'irai porter une telle veste bleue. Et là m'est venue l'idée de la teindre en noir et d'en faire ma battle vest...


Me voilà alors lancé dans le premier vrai DIY de ma vie...


Étape 1 : Organisation

J'ai fait une sélection de groupes dont j'aimerais avoir les patchs, puis je les ai cherché sur le net pour avoir leurs dimensions. J'ai ensuite fait une ébauche de ce que serait ma veste, en découpant des patchs en papier aux dimensions de chacun d'entre eux.

Aussi, pour simple question de goûts personnels, j'ai tenu à ce que cette veste soit entièrement en noir et blanc. 


Être hypersensible


Dans cet article, j'explique ce qu'est l'hypersensibilité à l'aide d'exemples personnels. 

Chaque hypersensible est un être humain, et donc chaque hypersensible est différent. Ce que vous allez lire s'applique globalement à tous les hypersensibles, mais les proportions, les détails ainsi que la façon générale de vivre et d'expliquer son hypersensibilité varient d'une personne à une autre.

ÊTRE HYPERSENSIBLE

"Pleurnicharde", "c'est qu'une chanson, arrête de te ridiculiser", "tu sais qu'il est mort depuis longtemps, pas vrai... ?", "allez, viens danser, fais pas ta difficile", "chochotte", "p'tite nature va", "arrête de bouder", "t'es chiante", "t'es trop fragile", "arrête ton cinéma", "pff, n'importe quoi"... Des phrases qu'on me répète depuis l'enfance.

Ce n'est que depuis ces dernières années que j'ai progressivement compris et que j'ai réussi à mettre de façon claire et sûre un mot sur toute une facette de mon expérience de vie : je suis hypersensible.

Le terme hypersensible, qui existe depuis les années 70, parle très bien de lui-même : hyper - sensible. 

L'hypersensibilité, c'est une sensibilité accrue, que ce soit sur le plan émotionnel, physique ou mental. Cela mène a des situations, des réactions ou des émotions presque systématiquement jugées comme étant extrêmes, exagérées et ridicules.

Ce n'est pas une maladie ou un trouble mental. C'est un trait de caractère et une forme de neuroatypie. Beaucoup d'autistes sont également hypersensibles, mais pas tous les hypersensibles sont autistes. Les deux peuvent se chevaucher, mais l'hypersensiblité peut tout à fait être vécue seule, en tant que telle (ce qui est mon cas).

On estime que 20% de la population mondiale est hypersensible, dont 30% d'extravertis et 70% d'introvertis. Actuellement, les scientifiques ont pour pistes privilégiées des déclencheurs de l'hypersensibilité le développement dans l'enfance et la génétique.

L'acronyme HSP est très souvent utilisé, pour la version anglaise de "hypersensible", highly sensitive person.

Ce qui va suivre est une explication avec des exemples personnels, qui valent globalement pour la plupart des hypersensibles mais qui sont quand même personnels. Ma façon d'expliquer est également personnelle, mais se base sur le squelette communément admis de l'hypersensibilité.


ÉMOTIONNEL

Le satanisme, explication et déconstruction

Satanisme, voilà un mot qui fait peur. Mutilations, sacrifices, suicides, adoration du mal... Il y a de quoi avoir peur ! ...Ou pas du tout, en fait.

Oui, il existe des sectes qui vénèrent le Mal et le Diable et qui boivent du sang à la pleine lune.
Non, ce n'est pas du satanisme. En tous cas, ce n'est pas le satanisme tel qu'il est le plus répandu, sous sa forme dite laveyenne.


Ici, je vais déconstruire toutes les plus grosses idées reçues sur le satanisme, après une introduction qui explique ce qu'est le satanisme.

Cet article se fonde sur mon étude personnelle de la Bible Satanique d'Anton Szandor LaVey, ouvrage fondateur de la pensée sataniste, duquel je citerai régulièrement des passages, traduits en français par mes soins. Il est donc possible et normal que mes traductions diffèrent de la traduction française du livre, mais elles sont néanmoins correctes et de bonne foi (je suis traductrice de profession). Toutes les citations exactes en anglais se trouvent en fin d'article.



Qu'est-ce que le satanisme ?



Le satanisme, bien loin d'être une secte, est un courant de pensée, une philosophie fondée en 1969 par l'américain Anton Szandor LaVey. Bien que les termes Church of Satan ou Satanic religion, soit "Église de Satan" et "religion satanique" reviennent souvent, le satanisme laveyen, exactement comme le bouddhisme, ne peut pas être considéré comme une religion au sens classique du terme.

En effet, dans le satanisme, Satan n'est pas un dieu ni une divinité quelconque. Ainsi, dans le satanisme laveyen, Satan est une image, une métaphore de nous-mêmeLe satanisme est donc strictement athée, c'est-à-dire qu'il ne prône la croyance ni en Satan, ni en aucune autre divinité. Au contraire même, être sataniste, c'est être sûr de l'inexistence d'un quelconque dieu.

Une poétesse, ou une poète ?

L'équivalent féminin du poète est la poétesse, on nous l'a appris dès l'école primaire. Mais qu'en est-il de l'usage réel ?


Bien que je sois une femme, quand je parle de moi, j'utilise toujours une poète, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, je trouve le mot poétesse tout simplement laid, tant à l'écrit qu'à l'oral. Il ne m'est pas attrayant, en plus d'être plus long que sa contrepartie masculine.
Ensuite, ma poésie est majoritairement écrite dans un genre soit neutre et indiscernable, soit dans un genre masculin. Il s'agit là d'un parti pris esthétique, et d'une facilité d'écriture. Je suis une femme, mais les mots me viennent plus facilement au masculin, en plus de produire un poème qui correspond plus à mes goûts esthétiques. Même si beaucoup de mes poèmes sont tirés de mes expériences personnelles, j'aime beaucoup (si ce n'est "je préfère") les écrire d'une plume au genre indiscernable, ou d'une plume masculine. Pour faire plus simple : mon genre ne détermine pas mon œuvre.

Ainsi, pourquoi devrais-je me dire poétesse, si ma poésie n'est pas particulièrement féminine, et si ce mot en lui-même ne me plaît pas ?

Par conséquent, j'ai toujours dis que je suis une poète, et je continuerai à me nommer comme telle.

De ce qui est de l'usage extérieur, je nomme une poète toutes les autres femmes poètes, sauf dans les cas où l'œuvre est expressément féminine ou si l'auteure se nomme poétesse.

Quant à l'usage dans sa globalité, j'ai effectué un sondage dans mon entourage, et même si poétesse est utilisé (et ce par des gens de mon âge, qui sont donc au début de leur vingtaine), c'est une poète qui obtient la majorité.

J'ai d'ailleurs très récemment écouté ce podcast de France Culture, qui a invité deux poètes, Sophie G. Lucas et Cyrille Martinez, une femme et un homme. Sophie se dit poète, tout comme le dit aussi sa notice biobibliographique. Cyrille, lui, a écrit un livre d'anecdotes, dont il lit un extrait traitant... d'une poète.



Si une poétesse reste d'usage courant et reste l'usage académique, une poète semble être rentré lui aussi dans l'usage courant, et appelez-moi poétesse si vous préférez, mais moi, je préfère me dire poète.




Retrouvez mes poèmes sur mon blog de poésie, Jusqu'à l'aube.

J'aime les cimetières

Quand j'étais petite, je détestais les cimetières. Je m'y sentais mal à l'aise, un sentiment d'insécurité m'envahissait dès que je passais les portes. Vraiment, je détestais ça, et je pèse mes mots.

Mais ça, c'est de l'histoire ancienne.

Depuis bien longtemps maintenant, j'adore les cimetières. Promis, même si le cliché le veut, mon amour des cimetières n'a que peu de rapport avec le fait que je sois gothique - si ce n'est la poésie du XIXème siècle et le roman Alexia de Francesc Miralles.

Le calme qui y règne est parfait pour s'immerger dans un roman, réviser en toute tranquillité, calmer un mal de tête, se promener loin de la pollution, s'éloigner de la cohue de la ville, trouver de l'inspiration pour écrire un poème, un roman, un récit, une lettre...

Dans un cimetière, je ne vois pas la présence de corps décomposés. Je vois la présence d'êtres humains dont la mémoire est préservée dans de l'art. De toute façon, la mort est le plus universel des événements, et elle devrait être démystifiée, à l'image de ce que fait Caitlin Doughty.

Dans un cimetière, on peut s'évader, flâner au hasard, admirer divers types d'architecture, rire gentiment des noms des gens, découvrir des personnalités... Les cimetières constituent d'ailleurs un très bon motif de voyage, ou un must-do lors d'un voyage. Les cimetières parisiens sont tous plus ou moins similaires, mais qu'en est-il de ceux de l'autre bout de la France, de l'Écosse, d'Allemagne, de Norvège, du Japon ? Chaque cimetière possède une identité nationale ou régionale, mais au fond, chaque cimetière est unique, par les gens qui y sont enterrés bien sûr, mais aussi par son atmosphère, son cadre, son histoire, son architecture, ses coins et recoins, son entretien...

Un cimetière est un lieu de culture du quotidien, de la culture locale d'un lieu donné.

On peut y échanger quelques agréables mots avec les autres vivants, et évidemment, on peut y discuter avec de vieux amis tombés dans l'au-delà il y a plus de cent ans de cela... !

Alors oui, je fais partie des taphophiles - des amoureux des cimetières.



Quelques photos....

Sophie Lancaster, assassinée pour sa différence


SOPHIE LANCASTER
Assassinée pour sa différence


Sophie Lancaster

Sophie Lancaster était une jeune gothique de 20 ans. Dans un heureux couple avec Robert Maltby, elle vivait tranquillement sa vie, dans le Lancashire en Angleterre. Elle avait un fort caractère, des convictions pour lesquelles elle se battait. Végétarienne, elle luttait haut et fort pour la cause animale, et était d'une nature pacifiste et joyeuse.

Un jour, alors qu'ils se promenaient dans un parc, Sophie et Robert ont été attaqués par un groupe de jeunes. Voulant aider Rob, qui a été sévèrement blessé, Sophie a été à son tour battue, ce qui l'a plongé dans un coma, à la suite duquel elle est décédée treize jours après, le 24 août 2007.

5 oeuvres qui m'ont forgée en tant que gothique

Bonjour ! Je mets ici en forme une réponse à une question qu'on m'a posé : citer entre trois et cinq œuvres qui m'ont construite en tant que gothique, et expliquer ce que chacune m'a apporté.

Let's go !


Mon premier contact avec l'univers gothique était Misa Amane, de mon manga préféré, Death Note. J'étais en primaire, probablement quelque part en CM2. Elle a donc été mon premier contact, et je lui en suis éternellement reconnaissante pour ça. Cependant je ne considère pas qu'elle m'a construite en tant que goth, car ce qui suit est bien plus... important et profond. À noter que gothique ou pas, la vie est une évolution, et ce peu importe l’âge. Je suis donc en constante évolution, mais ici je vais parler des points qui m’ont construite dans un sens très fort, il y a déjà des années de ça.


→ Mistabys et Sebastian Columbine

Mon immersion dans le monde goth s’est avant toute chose faite à travers des images, des modèles sur lesquels je transposais mes rêves de beauté et qui ont forgé mes goûts artistiques.

L'ASMR, une bulle de bien-être

Peut-être avez-vous déjà vu ces quatre lettres, ce sigle étrange, surtout sur YouTube. Peut-être avez-vous déjà vu des vidéos d'ASMR, ou des parodies de celles-ci. Il s'agit d'un sujet qui me tient à cœur, alors j'aimerais vous en parler ! 
Cet article s'articule en trois grandes parties qui, je l'espère, vont vous aider à (re)découvrir l'ASMR !



• PRÉSENTATION DE L'ASMR •



L'ASMR, QU'EST-CE QUE C'EST ?

Les lettres "ASMR" désignent l'Autonomous Sensory Meridian Response. Comment ça, je ne vous aide pas ? L'Autonomous Sensory Meridian Response, que je vais dès à présent abréger en ASMR se traduit par "réponse automatique des méridiens sensoriels". Mais bon, on ne va pas se mentir, c'est compliqué à comprendre, comme ça. Allons donc droit au but. 

L'ASMR, c'est quand vous ressentez une relaxation au niveau du cerveau, ce qui mène à ressentir des picotements, des frissons, des sensations un peu inexplicables dans des situations précises telles que quand on vous chuchote à l'oreille, ou quand un certain objet produit un certain son.  Personnellement, quand j'étais enfant, je ressentais - et ressens toujours, mais maintenant je sais pourquoi - de gros frissons dans le bas du cou et du dos quand on me chuchotait un secret à l'oreille.

L'ASMR, c'est globalement ça, mais en un peu plus complexe et développé. On appelle ces sensation des tingles, et leurs déclencheurs sont des triggers.



J'ai participé en décembre 2017 à un reportage sur l'ASMR pour la chaîne suisse RTS. Le reportage est passé à la télé le 21 janvier 2018, voici le résultat !

Ce fût un énorme plaisir de participer à ce reportage, pour du journalisme curieux et sérieux. Bien que je n'apparaisse pas beaucoup (ce qui est normal au vu du format) je garde un très bon souvenir de cette expérience, et je vous invite à découvrir ce reportage, que vous soyez familier ou non avec le monde de l'ASMR !





LES VIDÉOS ASMR


L'ASMR est devenu une catégorie YouTube à part entière. Je l'ai découverte en 2015 grâce à Chris (Poisson Fécond) qui avait fait une vidéo sur les sons holophoniques, c'est-à-dire des sons en 3D qu'on a l'impression d'entendre autour de nous. De fil en aiguille, j'ai découvert l'ASMR. Plus tard, Chris s'est lui-même lancé dans une chaîne ASMR