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Le gaming surréaliste

Il y a quelques années je vous ai présenté Control et son aspect surréaliste voire psychédélique. Depuis, j'ai ai eu le plaisir de jouer à une petite poignée d'autres jeux qui plongent dans une certaine confusion, un émerveillement ou un état difficilement expressible grâce à leurs mécaniques, thématiques, ambiances et esthétiques qui défient le réalisme, embrassent l'expérimentalisme, le surréalisme et même le psychédélisme. 

Je parle des éléments suivants :


boucles spatio-temporelles, manipulation de la gravité, géométries impossibles et non euclidiennes, fractales, kaléidoscopes, jeu sur la perspective, logique surprenante, perception altérée, non-linéarité, abstraction, onirisme, logique de rêve, façonnage d'envrionnements, mégastructures labyrinthiques, absurde, contradictions, menaces incompréhensibles...


Au menu, par ordre alphabétique : 


Blackshard, Control, Death Stranding, Manifold Garden, Panoramical,
Thrasher, The Stanley Parable, Superliminal, Viewfinder, 0°N0°W.


Cette liste pourrait être mise à jour au fil du temps, et bien sûr, n'hésitez pas à me suggérer d'autres jeux en commentaires !


Ici point de pavé, je vais présenter ces jeux de manière plutôt succincte - notamment car j'estime que chacun d'entre eux est véritablement une expérience à vivre soi-même. Ce ne sont également que des jeux auxquels j'ai joué moi-même, cet article n'est pas une encyclopédie exhaustive mais un parcours personnel.

Bien, tout ceci étant dit, ouvrez vos esprits à...



- LE GAMING SURRÉALISTE -



Dans Blackshard, vous parcourez une mégastructure, incompréhensible et monochrome, et vous interagissez avec des statues qui vous parlent de mystères divins. On est sur un walking simulator d'horreur cosmique, très atmosphérique, dont l'étrangeté est sublimée par la musique des vidéastes et musiciens français Alt236 et Al9000.

Blackshard est vraiment captivant par ses environnements impossibles et colossaux et son ambiance bizarre.

Attention néanmoins, le jeu est franchement mal optimisé (et pas que pour moi). Ca tourne à 20fps et encore plus bas dans certaines zones ; possible de mettre à la bonne résolution que en fullscreen complet ; le jeu est gourmand et fait tourner mes ventilateurs à fond (ce qui nuit à l'immersion sonore) ; certaines textures ne s'affichent pas correctement ; pour courir il faut appuyer sur trois boutons et la course se désactive au moindre petit mouvement...

Le fait que le jeu soit pratiquement injouable sur mon PC m'a malheureusement contrainte à laisser tomber au bout d'une heure et quart. Un gâchis d'un très grand potentiel, mais qui sait, peut-être qu'il s'agit de votre futur jeu préféré ?


Je me mets au défi de faire une courte présentation de ce jeu, focalisée sur sur la thématique du surréalisme et du retournage de cerveau, sans relire l'article que je lui avais dédié...

Dans cet action-RPG construit sur un combat en TPS, vous incarnez Jesse Faden, directrice du Bureau Fédéral du Contrôle, un bâtiment... vivant. Des étages entiers bougent de place de leur propre volonté et les objets du quotidien sont dotés de pouvoir surnaturels : se multiplier, hypnotiser, faire léviter... et en plus de ça, les gens envoient au Bureau plein de courriers complètement lunaires ! 



Le surréalisme de Control réside dans les caractéristiques primaires de son univers mais aussi dans son esthétique et son ambiance : un bâtiment brutaliste aussi gigantesque que labyrinthique et sans aucune fenêtre, une gravité pas tout à fait aux normes, un intérieur corporate moderne avec une technologie du dernier siècle, des lumières aux couleurs vives, des bruits étranges qui ponctuent cette atmosphère silencieuse et mystérieuse, des corps qui lévitent... 

Côté gameplay, le joueur bénéfice d'une petite panoplie de pouvoirs surnaturels à utiliser dans des combats contre les entités étranges qui peuple les diverses divisions du Bureau... y compris ses multiples ouvertures vers d'autres plans d'existence avec leurs propres identités, que ce soit cosmique, abstrait, ou sans queue ni tête. Et je ne vous parle pas du passage de l'Ashtray Maze, une des séquences gaming les plus marquantes de ma vie, débordante de surprise, de créativité et de bizarrerie.

Je vous invite à lire mon article complet sur Control, ainsi que le petit bonus en fin d'article ;)


Death Stranding est un de mes jeux préférés de tous les temps, une expérience indissociable de ma vie, et son surréalisme en est une raison majeure - tout particulièrement dans le deuxième du nom.

Le but de Death Stranding (1 et 2) est de faire des livraisons dans un monde vaste et désolé. Voilà, en gros c'est ça, vous marchez vraiment beaucoup et livrez des trucs. Et ça se veut assez réaliste, en mode simulation de randonnée sponsorisée par Colissimo. Un concept de gameplay bizarre en soi, accompagné par une floppée d'autres bizarreries : histoire vraiment tirée par les cheveux ; univers général, lore, cinématiques et chara design complètement loufoques ; contraste entre vastes étendues naturelles, constructions futuristes et esthétique industrielle ; séquences dans des mondes parallèles décousus, étranges et construits sur une logique de rêve ; système innovant qui permet aux joueurs de créer des structures (ponts, abris...) où ils veulent et de se les partager de manière aléatoire...

Le surréalisme de DS, c'est d'une part des éléments surréalistes en eux-mêmes, comme des scènes ou phases de gameplay qui font clairement écho à états de conscience altérée, et d'une autre part, c'est aussi une accumulation et une alliance d'éléments si différents les uns des autres qu'on se croirait dans une hallucination. Rien n'a de sens - tellement que, au final, tout a un sens.

DÉCOUVERTES MUSICALES - 2020

MES DÉCOUVERTES MUSICALES 

2020


2020, ah, 2020... Une année exceptionnellement tourmentée et fatigante, pour moi comme pour une sacré partie de la population mondiale. Une année qui restera gravée dans les mémoires.... Mais s'il y a bien une chose que l'apocalypse générale qu'a été 2020 n'a pas pu m'enlever, c'est mes découvertes musicales !

Sans plus attendre, je vous propose de vous plonger dans cette cinquième édition de cette tradition annuelle du blog, et de partir à la (re)découverte des nouveaux artistes qui m'ont marqué tout au long de l'année...

Un petit spoiler : Finlande.


Je m'étends beaucoup sur la première découverte - vous comprendrez pourquoi en lisant - mais, promis, la suite est bien plus courte.

Pour une navigation plus simple, n'hésitez pas à utiliser ces raccourcis :
Découvertes majeures  Coups de coeur  Albums de l'année

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DÉCOUVERTES MAJEURES

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POETS OF THE FALL
Rock alternatif - Finlande

Contrairement à mon copain, je n'ai jamais eu de période rock avant de découvrir le metal. Le rock m'a toujours ennuyé. Alors en voilà une, de surprise ! Surprise qui découle d'une autre surprise elle-même, puisque j'ai découvert Poets of the Fall grâce aux jeux Quantum Break et Alan Wake, auxquels je ne m'attendais pas à jouer.

Étant donc devenue fan de ces jeux (et du studio Remedy dans son ensemble, qui a une étroite relation avec Poets), j'ai eu envie d'en savoir plus sur ce groupe.

Au tout début, je n'ai pas vraiment accroché. Bien sûr j'adore les chansons que l'on retrouve dans les jeux, mais il y a tout le contexte des jeux qui va avec. Les premières chansons hors-jeu que j'ai écoutées ne m'ont pas vraiment parlé. Dites-vous que j'ai zappé au bout de quelques secondes la première chanson de leur dernier album tant je ne l'ai directement pas aimée...

Mais j'avais quand même envie de les découvrir plus en détail. Eh bien, j'ai eu raison de le faire, car peu après, le charme a opéré, et je me suis retrouvée totalement scotchée...

Control : le surnaturel surréaliste

En août 2019 sortait Control, le dernier opus de Remedy, le studio derrière Quantum Break, Alan Wake et Max Payne. Ce n'est qu'un an plus tard qu'il est sorti sur Steam, et que j'ai donc pu me l'offrir, les yeux fermés, sans avoir vu un seul trailer tant je fais confiance à Remedy. Et cette confiance a payé, puisque c'est dès les premiers instants que Remedy ont, une fois de plus, pris le contrôle de mon esprit...

Et si je vous disais qu'un poster est bien plus qu'une simple image ?


Jesse Faden se rend au Bureau Fédéral du Contrôle afin de trouver des réponses à propos de la disparition de son petit frère, dans laquelle le Bureau semble être impliqué. Cependant, Jesse ne se doutait pas qu'elle allait devenir la nouvelle Directrice du Bureau, cette organisation gouvernementale qui étudie des phénomènes paranormaux qui brisent les lois connues de la science...

CONTROL

Tout en élucidant le mystère autour de la disparition de son frère, Jesse fait face aux EMA - événements de monde altéré. Ces EMA sont dus à des Objets de Pouvoir, des objets qui referment en eux un pouvoir surnaturel et destructeur, un pouvoir qui peut être transmit à quelqu'un. C'est ainsi que Jesse acquiert divers pouvoirs lui permettant d'utiliser son environnement à son avantage - dont, par exemple, la télékinésie et la lévitation.



L'Ancienne Maison, bâtiment où se situe le Bureau, est un bâtiment infini et en constant changement, qui se retrouve infecté par le Hiss - une chose (personne ? entité ? force ? qui sait !) qui s'empare des agents du Bureau, le transformant en dangereuses créatures. Au milieu de cette situation chaotique, Control vous fera voyager entre les différents secteurs de l'Ancienne Maison et ses bizarreries telles que les plans astraux ou le motel...


Alan Wake, l'écrivain des ténèbres

Six ans avant la sortie de Quantum Break, en 2010, le studio finlandais Remedy sortait Alan Wake. Malgré son pauvre chiffre de vente, le jeu a été acclamé par tous ceux qui y ont joué... et quand on y joue, on comprend vite pourquoi.

Alan Wake, écrivain à succès, se retire avec sa femme Alice pour quelques jours de vacances au bord d'un lac dans la petite ville de Bright Falls. Mais, très rapidement, les événements virent au cauchemar... littéralement.

Quantum Break : le temps, c'est le pouvoir

Par soucis de temps et de moyens aussi bien matériels que financiers, je découvre rarement de nouveaux jeux vidéo. Mais récemment, j'ai eu l'occasion de me plonger dans Quantum Break... et c'est une pépite comme aucune autre.

Octobre 2016. Jack Joyce est appelé par son ami de longue date, Paul Serene, car celui-ci souhaite se confier sur un sujet d'une énorme importance. Mais cette réunion amicale tourne vite au cauchemar quand Jack découvre que Paul a fabriqué, tout en étant secrètement à la tête de l'entreprise de recherches scientifiques Monarch Solutions, une machine à voyager dans le temps. Pire encore : Serene mène le monde vers la fin du temps, un état où le temps n'existe plus, où tout est piégé dans une non-existence. Jack doit à tout prix tenter de réparer les graves actes de son ami - et survivre à la fin du temps...


Une structure innovante

Quantum Break est un jeu du studio finlandais Remedy Entertainment qui mélange jeu vidéo et série de live-action. En effet, chaque chapitre du jeu est ponctué par un épisode d'une vingtaine de minutes, qui met en scène, avec de vrais acteurs, ce qui se passe chez Monarch. Les personnages du jeu sont donc modelés à l'image des vrais acteurs (dont un de mes chouchous de ma base de données personnelle : Aidan Gillen, qui, cerise sur le gâteau, incarne l'antagoniste).

Paul Serene dans le jeu et dans la série

En plus de mélanger deux types de média, Quantum Break est innovant par sa construction : un chapitre en trois sous-parties, puis une partie de jonction entre les deux chapitres, pendant laquelle vous contrôlez l'antagoniste. À l'issue de cette brève période de contrôle, un choix s'offre à vous. Ce choix va déterminer la suite du scénario, aussi bien dans le jeu que dans la série. Après ce choix se lance un épisode de la série, puis vous entrez dans le chapitre suivant.


Un gameplay aux multiples facettes

Quantum Break est un jeu de tir à la troisième personne, mais c'est surtout un jeu narratif où l'histoire domine le tout. Les choix à faire à la fin de chaque chapitre vous permettent d'interférer considérablement dans le déroulement du scénario et le comportement des personnages.

Beth Wilder (Quantum Break)


Paris, Sept 2020

Beth Wilder est importante à bien plus d'un égard dans le jeu Quantum Break. Je voulais lui rendre hommage, et j'aimerais que ce cosplay soit également un hommage au studio Remedy dans son ensemble et donc à ses autres jeux, Control, Alan Wake, Max Payne.

La photo du pendentif est un hommage à Poets of the Fall, groupe que j'ai découvert grâce à Remedy et qui a depuis une place centrale dans ma vie.