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Quelques lectures pour goths

Qui dit littérature adorée des goths qui Edgar Allan Poe. Je vais peut-être faire des déçus, mais je ne compte pas en parler (je ne suis d'ailleurs même pas familière avec lui). 

Ici, j'aimerais faire le contraire d'une encyclopédie qui liste les classiques, c'est-à-dire que j'aimerais vous recommander quelques lectures qui m'ont marqué personnellement et qui portent en elles quelque chose qui plairait aux goths - culte ou pas.

À vrai dire, il n'y a qu'une seule, peut-être deux lectures de cette liste qui sont régulièrement citées comme étant cultes, le reste est plutôt enfoui, voire inconnu...

Note : l'ordre de cette liste est alphabétique et non préférentiel.

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QUELQUES LECTURES POUR GOTHS


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ALEXIA
Franscesc Miralles
Roman - culture gothique, quotidien, adolescents - 2011



Si je ne devais citer qu'un seul roman qui m'a marqué dans mon adolescence, c'est bien celui-ci.

Christian, 17 ans, perd son frère jumeau dans un accident. Bouleversé par ce décès, il va prendre pour habitude de traîner au cimetière, ce qui va le mener à rencontrer Alexia.

Une poétesse, ou une poète ?

L'équivalent féminin du poète est la poétesse, on nous l'a appris dès l'école primaire. Mais qu'en est-il de l'usage réel ?


Bien que je sois une femme, quand je parle de moi, j'utilise toujours une poète, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, je trouve le mot poétesse tout simplement laid, tant à l'écrit qu'à l'oral. Il ne m'est pas attrayant, en plus d'être plus long que sa contrepartie masculine.
Ensuite, ma poésie est majoritairement écrite dans un genre soit neutre et indiscernable, soit dans un genre masculin. Il s'agit là d'un parti pris esthétique, et d'une facilité d'écriture. Je suis une femme, mais les mots me viennent plus facilement au masculin, en plus de produire un poème qui correspond plus à mes goûts esthétiques. Même si beaucoup de mes poèmes sont tirés de mes expériences personnelles, j'aime beaucoup (si ce n'est "je préfère") les écrire d'une plume au genre indiscernable, ou d'une plume masculine. Pour faire plus simple : mon genre ne détermine pas mon œuvre.

Ainsi, pourquoi devrais-je me dire poétesse, si ma poésie n'est pas particulièrement féminine, et si ce mot en lui-même ne me plaît pas ?

Par conséquent, j'ai toujours dis que je suis une poète, et je continuerai à me nommer comme telle.

De ce qui est de l'usage extérieur, je nomme une poète toutes les autres femmes poètes, sauf dans les cas où l'œuvre est expressément féminine ou si l'auteure se nomme poétesse.

Quant à l'usage dans sa globalité, j'ai effectué un sondage dans mon entourage, et même si poétesse est utilisé (et ce par des gens de mon âge, qui sont donc au début de leur vingtaine), c'est une poète qui obtient la majorité.

J'ai d'ailleurs très récemment écouté ce podcast de France Culture, qui a invité deux poètes, Sophie G. Lucas et Cyrille Martinez, une femme et un homme. Sophie se dit poète, tout comme le dit aussi sa notice biobibliographique. Cyrille, lui, a écrit un livre d'anecdotes, dont il lit un extrait traitant... d'une poète.



Si une poétesse reste d'usage courant et reste l'usage académique, une poète semble être rentré lui aussi dans l'usage courant, et appelez-moi poétesse si vous préférez, mais moi, je préfère me dire poète.




Retrouvez mes poèmes sur mon blog de poésie, Jusqu'à l'aube.

5 oeuvres qui m'ont forgée en tant que gothique

Bonjour ! Je mets ici en forme une réponse à une question qu'on m'a posé : citer entre trois et cinq œuvres qui m'ont construite en tant que gothique, et expliquer ce que chacune m'a apporté.

Let's go !


Mon premier contact avec l'univers gothique était Misa Amane, de mon manga préféré, Death Note. J'étais en primaire, probablement quelque part en CM2. Elle a donc été mon premier contact, et je lui en suis éternellement reconnaissante pour ça. Cependant je ne considère pas qu'elle m'a construite en tant que goth, car ce qui suit est bien plus... important et profond. À noter que gothique ou pas, la vie est une évolution, et ce peu importe l’âge. Je suis donc en constante évolution, mais ici je vais parler des points qui m’ont construite dans un sens très fort, il y a déjà des années de ça.


→ Mistabys et Sebastian Columbine

Mon immersion dans le monde goth s’est avant toute chose faite à travers des images, des modèles sur lesquels je transposais mes rêves de beauté et qui ont forgé mes goûts artistiques.

Charles Baudelaire, auteur de ma vie

Peut-être le saviez-vous, peut-être pas : depuis des années déjà, je suis une grande admiratrice de Charles Baudelaire. Rien que d'évoquer ce nom ne me laisse pas indifférente, et pour cause : cet homme, poète maudit du XIXème siècle, a totalement forgé ma vie artistique. Je me souviens lire ses vers en pdf dans mon lit, quelque part dans mes années collège. Contrairement à la plupart de mes camarades, j'adorais déjà la poésie, et comprenais plus qu'eux. Mais une grande partie de ses poèmes me fascinaient non pas pour leur sens, mais pour leur inaccessibilité : tant de vocabulaire que je n'avais pas encore acquis, de figures de style, de thèmes que je ne comprenais pas. Alors, arrivée au lycée, il était évident depuis l'école primaire que j'allais être une L, mais si quelqu'un m'y a réellement motivée, c'est bien lui. Quand on étudiait les Fleurs du Mal lorsque j'étais en première, avec mon professeur que l'on nommera monsieur A. que je n'oublierai absolument jamais, j'étais dans mon élément plus que jamais auparavant. 

Alors, depuis des années, posséder une vieille édition des Fleurs du Mal était mon plus grand rêve littéraire. Non pas pour frimer car que j'ai eu un objet monétairement hors de prix pour une bouchée de pain ridicule, mais pour la beauté de l'objet. Pour avoir quelque chose qui appartient à l'époque de cet auteur qui me fascine tant. Lire ses poèmes en pdf, puis dans une édition lycéenne moderne n'a totalement pas le même sentiment que de les lire dans un vieux livre de 1868, avec une sublime tranche, des pages dorées, l'odeur, les tâches de l'usure du temps, les vieilles orthographes. À la lueur de quelques bougies, avec soit le silence, soit quelques pistes d'Adrian von Ziegler, je retombais dans cette ambiance poétique d'antan, perdue peu à peu ces dernières années à cause des études stressantes, de l'anglais omniprésent dans mon quotidien et des jeux vidéos chronophages. Mais mon conversion spirituelle au paganisme nordique m'a replongée dans une envie poétique, et Baudelaire m'a redonné cet élan enfoui quelque part en moi.

« La soif insatiable de tout ce qui est au-delà et que voile la vie, est la preuve la plus vivante de notre immortalité » 
-- (Baudelaire, cité par T. Gautier, préface des Fleurs du Mal) 




Jamais un auteur ne m'a marqué à ce point. Et courant décembre, j'ai eu la chance inestimable de réaliser ce rêve. Je sais que cela paraît ridicule pour certains, inutile, too much. Mais j'aimerais que vous compreniez l'importance symbolique et émotionnelle de ce rêve, bien plus que l'importance matérielle en tant que telle. Et d'ailleurs, quelques jours après, j'ai réalisé un deuxième rêve de longue date